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CHAPITRE XII

plus rond, on en dédoit que la femme, qui tient le milieu entre l’enfant et l’homme adulte par tant de caractères craniométriques, doit l’avoir plus rond. On a vu ce qu’il faut en penser. D’autre part, la glabelleétant moins développée chez la femme, le diamètre antéro-postérieur de son crâne sera diminué et le transverse augmenté relativement. Mais les faits n’appuient que médiocrement cette considération. Les quatre séries ci-après extraites du Crania ethnica lui sont favorables, mais les Papous de M. Mantegazza lui sont défavorables. D’autre part, les Andamans presque sans glabelle dans l’un et l’autre sexe, ne diffèrent pas par la différence sexuelle de leurs indices, des Néo-Calédoniens à glabelle si volumineuse.

11 est une objection dans tous ces cas, c’est que le sexe des crânes est appprécié au juger. Ce serait donc au vivant à trancher la question.

Mais dans le tableau ci-dessous les mêmes incertitudes se présentent de part et d’autre, tantôt la femme est plus dolichocéphale, tantôt elle est plus brachycéphale. Si l’indice est peut-être plus élevé d’une manière générale sur le crâne, il est plus bas sur le vivant. Dans cet état de choses, il semble que si pour d’autres caractères craniométriques il est nécessaire de mettre les sexes à part, ici pour l’indice céphalique l’inconvénient est faible. C’est chose précieuse lorsque l’on considère le petit nombre de crânes dont on dispose parfois pour les races lointaines ou éteintes.

Suivent des exemples de toutes sortes.

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