‹ Éléments d'anthropologie généraleChapitre 336 sur 980 · OU . O · texte numérisé non relu

OU . O

Lapons (Mantegazza) .

Samoyèdes (Zograff) .

Variations individuelles. — Elles constituent dans l’étude de tout caractère le point le plus délicatà traiter, l’un des plus négligés, cependant l’un de ceux qu’il faut oser aborder hardiment. Nous les examinerons d’abord avec la méthode habituelle de Broca, c’est-à-dire par l’écart entre les deux chiffres extrêmes, puis avec la sériation à module étroit et enfin par la méthode des groupements, pour aboutir aux moyennes et par conséquent aux races.

Jetons un coup d’œil, d’abord, sur l’écart total dans l’humanité et sur la médiane intermédiaire.

Maximum et minimum. — L’indice céphalique le plus faible observé est celui d’un scaphocéphale àsynostose sagittale inscrit au musée de Hunter sous le n° 129 du catalogue ; il a 52,4. Le plus fort mesuré par moi est celui d un crâne à déformation Ironto-occipitale d’Ancon, au Pérou ; il avait 103. Tous deux anormaux par conséquent.

Les normaux les plus faibles sont un crâne d’Australien mesuré par Miklucho-Maclay qui avait 53,00, un de Papou delà Nouvelle-Guinée provenant de l’ossuaire de Mysore, mesuré par M. Mantegazza, de 61,8, un de 61,9 de montagnard iidjien de l’intérieur, inscrit au catalogue du musée des chirurgiens de Londres ou de Hunter sous le n° 1126. Les plus forts sont: le célèbre crâne dit Tartare de Huxley, inscrit dans le même musée sous le n° 688 et qui a 98,2, un crâne masculin de Bavarois, de M. Ranke, 97,6, et un Parisien de ma grande série, 96,4. Ce serait donc un écart extrême, normal, de 35 unités pour toute l’humanité, sur lesquelles 4 vont s échelonner tous les cas particuliers que nous aurons à examiner.

Si, au lieu des individus, nous considérons les groupes ou séries de crânes que dans le langage courant nous appelons à tort des races, les moyennes extrêmes sont, à ma connaissance, d’une part, de 66,4 chez 14 Fidjiens anciens des montagnes de l’archipel des Fidjis, chiffre voisin de celui de 67 chez 13 Néo-Calédoniens de l’ile des Pins, d’après le Crama ethnica; et de l’autre, de 86 chez 13 Aléoutes, mesurés par M. Bessels, auquel succède le chiffre de 85,9, trouvé par Broca sur 12 Syriens duGebel Cheikh, et celui de 84,9 indiqué parle Crania ethnica , pour 30 Lapons.

Disons une fois pour toutes, que nous parlons du crâne lorsque nous n’indiquons pas expressément qu’il s’agit du vivant. C’est du reste, avec les mensurationscraniométriques, plusprécises que les céphalométriques, que nous comptons traiter toutes les questions que comporte l’indice.

C est pourquoi nous ne parlons pas ici des 14 Usbecks vivants, du Kho-

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