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CHAPITRE XII

sur une toute petite échelle ce que Bertillon et Lagneau ont signalé à propos de la taille des conscrits du département du Doubs. Dans la même série un troisième groupe se remarque à 72 et 79 qui mérite également d’être noté. Tout cela prouve que la race de Borreby manquait d’unité et était composée d’éléments divers.

Ce double maximum qui satisfait tant l’esprit et qui serait indiqué ici, je suis forcé de dire qu’il est si rare, qu’il m’a été impossible dans toutes les sériations que j’ai en main, d’en découvrir un qui soit présentable. Plus tard, avec la taille, lorsque nous opérerons avec des milliers de cas, il est vraisemblable que nous serons plus heureux. Mais ici pour l’indice céphalique aucune des séries que nous avons sous les yeux ne nous laisse la conviction qu’il n’est pas l’effet du hasard.

Le tableau venant après donne d’autres exemples du mode de répartition des variations individuelles, et du parti qu’on tire de la sériation pour les expliquer.

Les deux premières colonnes portent sur les deux séries préhistoriques les plus pures que nous possédions de l’époque néolithique, ou de la pierre polie. Dans les deux il s’agit de la population maîtresse du sol à l’époque précédente, à ce moment réfugiée dans les vallées les moins accessibles de la Lozère et y défendant son individualité nationale contre les conquérants venus de l’Orient par masses compactes et continues. Elle était dolichocéphale.

Les indices isolés de 64 et 65 expriment vraisemblablement les éléments les plus typiques de la race primitive. Ceux de 76 et de 78 sont peutêtre déjà les premiers effets de croisements ignorés avec l’une de ces peuplades brachycéphales, de l’âge du mammou th, dont s’était détaché l’homme de la Truchère, au crâne trouvé dans les alluvions de la Saône de 84.3.

Dans la troisième sériation apparaissent les envahisseurs, les uns purs, les autres croisés avec la race conquise; peut-être s’y mêle-t-il des ralliés de celle-ci. Cette dissémination des indices, surtout de 77 à 89, est absolument significative, et la sériation seule en donne la clef.

La quatrième sériation répond à la race actuelle dans la même région du centre de la France; ce sont les vainqueurs de l’avant-veille, les possesseurs du sol après une longue lutte avec ceux qu’on voit à leur gauche; ils se sont multipliés, tandis que les vrais dolichocéphales primitifs de Baumes-Chaudes ont disparu, exterminés ou noyés dans les croisements avec la race étrangère devenue prédominante. Quant aux indices de 76, 75 et de 72, on pourrait croire que ce sont les restes de la race autochtone dolichocéphale. C’est possible, mais il est plus probable que ce sont les blonds dolichocéphales qui, après les Celtes brachycéphales, conquérants de l’époque néolithique et sédentaires de l’époque du bronze, se sont rués sur ceux-ci, les ont pourchassés à leur tour dans le massif central des Cévennes et de l’Auvergne, et y ont pénétré modérément en y abandonnant quelques-uns des leurs.

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INDICE CÉPHALIQUE. — SÉRIATIONS. 385

Les deux sériations suivantes concernent les mêmes races probablement, en Angleterre, toutes deux préhistoriques, Lune antérieure, celle des Long-Barrows, dolichocéphale, l’autre postérieure, celle des Round Barrows, contemporaine du bronze, brachycéphale. Il semble que dans ce pays le mouvement qui a précipité les brachycéphales en masses conti¬

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