CHAPITRE XII
ininterrompue. Mais en admettant çà et là des coupures, les types créés deviennent très caractéristiques. Ges types ne se prêtent pas à de grandes divisions dans la masse des races ; mais comme caractère venant au second rang, aucun ne convient mieux pour établir de nouvelles divisions dans les grandes.
Une condition cependant est requise encore pour que la forme de la tête soit ainsi adoptée comme caractère de la classification : plus tard, lorsque nous aurons étudié l’influence qu’exercent l’un sur l’autre le développement du cerveau et et le développement du crâne, ainsi que l’influence réciproque des caractères crâniens, nous verrons d’une part que l’on peut concevoir la modification de la forme du crâne dans le temps, et de l’autre, que cette modification parait évidente chez les individus dans une certaine limite ; la raison physiologique nous poussera à cette conclusion. Mais en présence des faits appréciables directement, les choses prennent un tout autre aspect. L’hérédité a une puissante action sur la forme du crâne ; les formes ancestrales de famille et de race reparaissent avec une persistance extrême; les modifications acquises par l’individu restent limitées à cet individu : autrement dit, les caractères de la race ne sont pas troublés. Les changements d’indice moyen constatés dans une population à travers les siècles s’expliquent par le retour au type prédominant de la majorité, par la puissance précisément de l’hérédité, qui ne perd jamais ses droits; ils s’expliquent par les mélanges des races nouvelles à indices différents que montrent les évènements de l’histoire. Les autres caractères qui accompagnent l’indice céphalique et forment le type d’ensemble de la race, se retrouvent associés de même, l’indice avec le même chiffre sensiblement dans les crânes qui expriment le mieux ce type. Les croisements dissocient ces caractères, mais abandonnés à eux-mêmes, les caractères se retrouvent et le type reparaît avec son indice dès que les croisements ont cessé.
En un mot, suivant la formule des anciens polygénistes, la forme du crâne représentée par l’indice céphalique est un caractère permanent de race, bon par conséquent à prendre en considération dans une classification des races.
Application à la classification des races. — Il ne peut être question ici de divisions primordiales, puisque dans chacun des trois embranchements que l’observation générale démontre par un ensemble de caractères dans le genre humain, les formes typiques opposées de l’indice céphalique et même les formes intermédiaires se rencontrent; mais cette circonstance même devient très précieuse pour une dichotomisation de ces trois embranchements, d’après un même caractère.
Yoici en effet les résultats auxquels il conduit :
INDICE CEPIIALIQUE. — CLASSIFICATION.