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CHAPITRE XIII

cela môme dans des conditions moins favorables de résistance. Il peut s’habituer à cet état de choses, mais il peut aussi fournir et il fournit un contingent plus fort à la mortalité. Si, après le maximum de croissance atteint par la majorité, la taille moyenne diminue, c’est que beaucoup de hautes tailles ne sont plus. La taille maximum moyenne, dans une série ordonnée d’après les âges, n’a donc qu’une signification : elle veut dire qu’à ce moment le mouvement d’accroissement donne son maximum d’effet sur la majorité. Elle ne préjuge pas du nombre d’individus qui continueront à croître et par conséquent du terme final vrai de la croissance. Elle n’apporte qu’une probabilité.

Une autre cause, et la plus commune, de notes discordantes dans les moyennes de chiffres est l’insuffisance des nombres pour effacer les divergences individuelles. Il semble étrange de dire cela en présence des massesles plus considérables qu’un anthropologiste puisse rêver pour étudier un caractère quelconque. Ces contradictions si naturelles dans les statistiques où l'on procède avec 20 crânes, ne disparaissent pas avec 1000, ni même absolument avec 10,000 et 100,000, et l’on reste confondu en voyant Quételet, avec 10 sujets par âge, prétendre résoudre toutes les questions de taille et de proportions du corps.

Dans le dernier tableau il y a que les ïroquois présentent leur maximum de taille à 19 ans. Est-ce un résultat définitif? Iis ne sont que 500. Plus loin est un lot de 3,811, le seul relativement faible parmi les dix groupes de soldats américains proprement dits ; il est violemment en désaccord avec tous les autres. Une fois, dans cette masse homogène, le maximum est à 35 ans et au-dessus, 5 fois de 30 à 34, 1 fois à 30, 1 fois à 29, 1 fois à 27 ; celui-là est à 22 pour une taille de 1743, c’est la série des Etats libres à l’ouest du Mississipi.

Sous ces réserves, plusieurs propositions se dégagent de l’ensemble des statistiques américaines, que nous résumerons ainsi :

1° Le maximum de la croissance est atteint par la majorité des individus de toutes races blanches, dans lesquelles entre pour une plus forte proportion la race américaine nouvelle, dans la période de 29 à34. — 2° Il varie dans les divers groupes de 22 à 35 ans et au delà. Voir le tableau d’ensemble qui est à la page 430 (1).

L’importance des données sur lesquelles reposent ces propositions nous dispense de recourir à d’autres statistiques plus faibles et de citer les

(1) Voici les conclusions propres de M. Gould, page 108, pour les blancs : « 1° Le taux de la croissance se ralentit tout à coup à l’âge environ de 20 ans, l'accroissement continuant cependant d’une façon ininterrompue jusqu’à l’âge de 24 ans. 2° Pendant une année ou deux après, la taille reste stationnaire, si même elle ne diminue; après quoi, un léger accroissement se produit à nouveau et continue jusqu’à ce que la taille pleine soit atteinte. 3° L’époque maximum de la taille doit en général être placée, dans les États américains, aussi tard que 29 ans, mais elle varie dans les différents groupes. »

Nous différons un peu, comme on le voit, de M. Gould, en nous servant de ses propres documents. Nous plaçons le terme ordinaire de l'accroissement dans la période de 29 à 34, il le place à 29 ans.

TAILLE

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