CROISSANCE GÉNÉRALE
avoir enfin une courbe schématique quelconque, il reste des irrégularités invraisemblables dues aux variations individuelles que les nombres n’ont pu effacer. Les plus importantes se voient à 30 ans, puis à 21 et à 21 ans.
Résumé. — 1,104,841 cas.
Taille moy.
Acer.
annuel.
17 ans .
1 7 min
31 à 34 ans. .
34 ans et plus.
Autres races. — Nous n’avons parlé jusqu’ici que des races blanches. Le tableau ci-après à la page 432, dont nous tenons les éléments inédits de M. Mondières, porte sur 6,821 Annamites de race jaune.
11 montre tout d’abord la nécessité de gros nombres, car malgré les 6,824 sujets dont il se compose, il y règne bien des incohérences. Résumons laconiquement ce qu’il faut y remarquer. La différence de 9 millimètres en moins à la naissance chez l’homme est à peu près ce que nous avons rencontré chez l’Européen. La taille a doublé à 5 ans, une année plus tard que dans la statistique de Bowditch. Elle se maintient toujours plus forte chez l’homme, contrairement à ce que cette statistique indiquait de 11 à 14 ans où la femme était plus grande. La croissance en rapport avec la puberté, se traduit par des maximums à 13 et à 18 ans chez le garçon, à 10 et à 15 ans chez la fille, comme s’il y avait deux reprises chez les Annamites, au lieu d’une chez les Américains de Bowditch.
Comparées de part et d’autre, ces deux reprises sont en avance chez la fille, ce qui maintient la proposition résultant de l’examen des races blanches, que la jeune fille est plus précoce dans ses variations de rythme d’accroissement que le garçon. 11 est vrai que chez la fille annamite il y a tendance à une troisième reprise à 20 ans. En somme, s’il n’y a pas de caprices de chiffres, la loi de croissance ne serait pas la même chez l’Anamite et l’Américain blanc. Quant au terme du développement il est certain qu’il n’est pas atteint de 21 à 25 ans et qu’il lest au delà.