CHAPITRE XIII
près Paris, conclut que pour avoir la taille vraie d’un groupe il fallait mettre de côté non seulement les sujets au-dessous de 25 ans, mais aussi ceux au-dessus de 50, Un homme, mesuré par lui quelques années auparavant, avait perdu 5 centimètres à 85 ans, un autre 10 centimètres à 45 ans, un troisième 25,4 à 70 ans. Les statistiques de Lélut, en 1841, sur 2000 détenus partagés par âges, lui firent reconnaître une petite diminution moyenne après 50 ans. Dans les statistiques américaines, à part les deux fois où le maximum était à 35 et après, les trente-deux autres fois la moyenne avait déjà plus ou moins baissé dans cette période. Certainement pourtant ce n’est qu’assez tard que la diminution sénile de la taille s’accuse, c’est-à-dire après 50 et 60 ans, et à ce moment on n’a pas d’occasion de mesurer des groupes humains un peu importants. Les causes de cette diminution, quelquefois considérable, ainsi que le montrent les cas donnés par Tenon, sont du reste bien connues et ressortent presque de la pathologie. C’est l’usure des cartilages articulaires, l’affaissement et l’atrophie des disques intervertébraux, une sorte d’écrasement mécanique du corps des vertèbres, l’augmentation des courbures normales de la colonne vertébrale, l’abaissement du col du fémur, quelquefois la pénétration de la colonne vertébrale dans la cavité crânienne amenant ce que Davis a décrit sous le nom de déformation plastique ou platybasique de la base du crâne, l’atrophie sénile du crâne, etc.
La conséquence, c’est qu’il faut, dans les recherches sur la taille moyenne, écarter impitoyablement tous les sujets, passé un certain âge. Mais lequel? là est l’embarras. Chacun sait les différences qu’on observe dans le moment où apparaissent les premiers indices de sénilité, pour les caractères physiques et physiologiques que chacun connaît, les rides au visage, la calvitie et la canitie. La sénilité commençant à se produire sur les cheveux, ou sous tout autre caractère, n’implique pas la sénilité des parties du corps. On est jeune par le cerveau ou les fonctions génitales, vieux par les sutures du crâne, les cheveux ou le système musculaire et réciproquement. Cependant par l’inégalité de l’époque d’apparition des caractères dits extérieurs, connus de tout le monde, on peut juger de la difficulté d’établir une règle pour les caractères internes qui échappent à la vue, comme la décadence de la taille. Les divergences individuelles se manifestent ici dans l’étendue la plus considérable. Il y a des gens qui, à 30 ans, sont déjà visiblement affaissés, et des vieillards, qui à 75 ans et plus, ont conservé la taille haute et droite la plus correcte. Cependant la règle de Tenon est acceptable. Il faut écarter de toute liste de taille, destinée à donner la moyenne ethnique, tous les sujets au-dessus de 50 ans, et chez la femme au-dessus de 45 ans. Nous condamnons par conséquent les moyennes dans lesquelles entrent, comme nous en donnerons des exemples venant d’anthropologistes éminents, des vieillards de 78 et de 83 ans.
Variations individuelles. — Toute la difficulté, lorsqu’on veut tirer