TAILLE. — MALADES
Pénitencier de Ruysselède (Flandre occid.).
De 9 à
10 ans .
Accroissement
annuel.
5 centimètres.
Diminution de la taille par rapport aux Belges ordinaires.
8 centimètres.
L’exhaussement du taux de la croissance aux approches de la puberté s’y produit comme à l’ordinaire, mais il ne se continue pas ; cependant il reprend et acquiert son maximum vers l’âge de 16 â 17 ans pour diminuer aussitôt après comme d’habitude. Dès l’âge de 9 à 10 ans, toutefois, le chiffre de la taille est notablement au-dessus de celle des sujets tous sains et la différence augmente ; à 19 ans, elle est encore de 10 centimètres plus petite. Il est donc certain que la taille est moindre chez les sujets scrofuleux et rachitiques, d’autant plus que la différence est atténuée ici par le mélange avec les sujets sains.
Cette petite statistique confirme donc nos données précédentes en montrant combien la croissance est facilement affectée avant l’âge de 21 ans. Mais elle n’apprend pas ce qui se passe ultérieurement et ce que sera la taille définitive.
Tout, en effet, porte à croire qu’un arrêt ou ralentissement accidentel de la croissance tend à être suivi d’une recrudescence qui fait compensation, et qu’en fin de compte, la taille finale n’est modifiée que dans des limites étroites. Dans les maladies aiguës, comme par exemple la fièvre typhoïde , l’ongle entre' autres cesse de pousser ; lorsque la croissance reprend plus tard, on voit une dépression transversale à la base, répondant à la matrice de l’ongle au moment de cet arrêt, apparaître et s’élever. A l’époque de l’éruption des dents, un liséré analogue se produit au niveau du collet, que le sujet conserve toute sa vie ; on a dit qu’il indiquait des convulsions, d’autres de la syphilis ; de fait c’est une règle commune à la plupart des maladies atteignant la nutrition. Eh bien, dans la convalescence, la croissance reprend une nouvelle activité et laisse souvent le sujet plus grand qu’il eût été sans sa maladie.
Quel enfant, du reste, n’a pas fait de maladie, sans parler de ce qu’on appelle la fièvre de croissance et qui n'a aucun droit à ce titre ? L’efficacité des maladies chroniques, comme la phthisie, la scrofule pour diminuer en définitive la taille, semble moins douteuse. Tout porte à croire cependant qu’à leur suite, sinon çà et là dans leur cours, il se produit ce