admis. Taille moyenne 1,134 rejetés
1 m ,696 lm,099
Ce sont les moins favorisés comme santé qui sont les plus grands.
En somme, quel que soit le genre d’influence qu’on considère , les causes pathologiques, les circonstances de milieux ou d’alimentation, les effets du travail manuel, des eaux, de l’atmosphère, des pays secs ou marécageux, de l’altitude, etc., on en revient toujours à la nécessité de séparer deux choses distinctes : les variations du rythme de la croissance et la taille définitive. Ï1 n’est pas douteux que les premières ne soient largement affectées chez les individus ; il n’est pas démontré que la seconde ne soit pas après tout simplement la taille typique des ancêtres, c’est-à-dire de la famille et de la race, lorsqu’on considère un nombre suffisant de sujets. En laissant de côté le travail de M. Carret, qui ne porte que sur des individus n’ayant pas leur taille définitive, il ne reste qu’un argument contre : celui de la taille des Américains après plusieurs générations, une tout au moins. On ignore si les marins à stature amoindrie n’engendrent pas des enfants qui à l’âge adulte, s’ils suivent une autre profession, ont la taille non de leurs pères, mais de leurs ancêtres. On ignore si les différences constatées par MM. Pagliani, Quetelet, Beddoe, Roberts, sur les adultes de professions, d’habitats ou de classes sociales divers, se reporteront sur les descendants et si, dans le cas où l’on songerait à vouloir exhausser la taille d’une façon permanente par l’hygiène, il ne faudrait pas recommencer pour chaque génération. Sauf les cas demeurant à l’étude et que nous réservons, on n’en voit aucun dans l’horizon de notre observation établissant qu’en dehors des migrations et des croisements il se soit jamais produit un changement définitif dans la taille. La formule suivante a donc toujours force de loi.
Il y a deux forces en lutte chez les individus : l’une qui les écarte de leur type inné, l’autre qui les y ramène; l’une qui produit les variations et les