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CHAPITRE XIV

La stature s’abaisse en somme en Ecosse en se portant des montagnes vers les pays relativement plus plats et vers le sud. L’abaissement se continue en Angleterre. Au pied des Cheviots, elle est encore élevée ; mais à Newcastle, à York, dans le Cumberland, la diminution est sensible. Dès lors les moyennes au-dessous de lm,70 se multiplient à Manchester, à Sheffield, Birmingham ; elles prédominent à l’est, aux approches de Londres, de Bristol, dans le pays de Galles, contrairement aux prévisions, et tombent souvent à lm ,66 et même à 1 m ,64 , le long de la côte sud. Les plus faibles sur de petits groupes se voient à Londres et Bristol, et sont de lm,63 et lm,61.

Il faut reconnaître que les villes, d’une manière générale, abaissent la taille, et dans celles-ci certaines professions. Nous avons dit l’opinion de M. Beddoe et de M. Roberts à cet égard. Pour nous, nous y voyons le plus souvent une sélection produite par la race, la race petite celtique étant plus disposée à se livrer aux travaux paisibles, sédentaires et à aliéner relativement son indépendance que la race de haute taille, remuante et pleine d’initiative. Le phénomène d’accroissement de la taille en Amérique n’a peut-être pas d’autre motif.

Quoi qu’il en soit, l’abaissement de la taille dans le pays de Galles bien au-dessous de ce qu’elle est en Écosse prouve que les deux pays n’ont pas partagé le même sort : ou que le pays de Galles, plus accessible, n’a pas aussi bien défendu la pureté de sa race de haute taille ; ou bien que le Celte de petite taille s’y est réfugié à une époque éloignée de son histoire en plus grand nombre qu’on ne l’imagine.

C’est aux historiens et archéologues à résoudre ce problème. En Écosse même, çà et là, on retrouve cette petite race plus ou moins atténuée ou complètement croisée avec la grande. Quoique peu de pays se présentent dans des conditions plus favorables de perpétuation des types, les contradictions les plus singulières s’y rencontrent. S’il en est ainsi là, que devrons-nous penser des autres pays? Les anciens Scotts occupaient la montagne, l’Ouest, les Pietés le pays moins protégé; les premiers, plus grands, étaient donc antérieurs dans le pays, les seconds, relativement petits, étaient donc sans doute de cette petite race dont nous cherchons partout de bons représentants qu’on sent en Angleterre de tous côtés et qu’on ne saisit bien nulle part. Qu’étaient-ce aussi que les Gadhels ou Gallois antérieurs aux Cambriens? Sont-ce les Pietés ou les Gadhels qui répondent aux Firbolgs d’Irlande, aux Celtes de la Gaule ?

En Irlande, nous n’avons pas de terme de comparaison; les moyennes que M. Beddoe a obtenues sur les soldats ne lui paraissant pas à lui-même dans des conditions semblables. Toutefois elles gardent leur valeur les unes par rapport aux autres. Il s’en dégage que la taille est plus basse dans le comté de Dublin et dans celui de Gonnaught à l’ouest, tandis qu’elle s’élève dans le reste de l’île. Nous attendrons de nouvelles statistiques.

En somme, nous tirons de cet ensemble la conclusion que l’Ecosse et

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