TAILLE. — SCANDINAVIE
en particulier sa côte ouest est le sanctuaire où, à en juger par les chiffres précédents, s’est le mieux conservée la plus ancienne race de haute taille, celle par conséquent qui, dans cette partie de l’Europe, est apparue avec les dolmens de l’époque de la pierre polie; et que, d’après les différences très remarquables que nous trouvons entre la taille la plus répandue en Écosse suivant les localités et la taille la plus répandue en Angleterre, dans le pays de Galles et en Irlande, une autre race, de petite taille a joué un rôle important dans le passé de ce pays que l’histoire ne semble pas indiquer.
Ces exemples en France, dans les Iles-Britanniques et ailleurs, suffisent largement pour montrer les questions que soulève l’étude de la taille et l’avantage qu’il y a à s’attacher à un seul caractère à la fois pour coopérer au débrouillement du chaos des superpositions de races. Nous procéderons rapidement pour le reste de l’Europe.
Nous avons vu par la répartition du type blond en Allemagne que le centre d’où il s’irradie de plus en plus est le Holstein, ce qui nous indique le Danemark ou au delà comme le foyer des races blondes. En France, la répartition des courants amenant un abaissement de taille dans les départements qu’ils traversent, nous désignait le Nord comme leur point de départ. Les légendes britanniques nous parlent toujours de la Frise ou du Danemark. Les Gimbres sortaient de ce pays. C’est donc de ce côté, sinon en Scandinavie, que nous aurions ainsi à chercher le maximum
des hautes tailles. Si nous avons choisi l’Angleterre, ou mieux l’Ecosse, c’est parce que là nous possédions des documents précis.
ücandiuaYie. — Voici pour cette région les chiffres que nous avons rassemblés, les Finnois et Lapons étant laissés de côté. Les quatre premières séries sont extraites de l’ouvrage de M. Baxter. Nous l’avons peu cité dans les pages précédentes, parce qu’il se sert de moyennes portant tantôt sur la période de 30 à 35 ans, tantôt sur celle de 18 à 45 ans, et d’autres fois sur une autre période qu’il n’indique pas. C’est de celle-là qu’il est question dans le tableau auquel nous empruntons les extraits suivants. Ces moyennes que nous reproduisons pour la comparaison avec les suivantes ne sauraient donc être rigoureusement rapprochées de celles de Gould, de 24 à 45 et plus.
Tailles de la Scandinavie.
2,290 Norvégiens (Baxter) . 1.713
1,190 Suédois — 1.692
383 Danois — . 1 .692
3,476 Ecossais — ...... 1.703
20 Irlandais (Beddoe) . 1.740
78 Norvégiens (J. Hunt) . 1.720
38 Suédois (Beddoe), . 1.700
38 Danois — 1.685
4,189 Scandinaves (Gould) . . 1.712