‹ Éléments d'anthropologie généraleChapitre 437 sur 980 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

Ces deux ordres de séries, les unes modestes, les autres importantes, se confirment mutuellement. La moyenne des Scandinaves de M. Gould cachait une vérité à enregistrer; elle devait son élévation aux Norvégiens. Ceux-ci, en effet, donnent les hautes tailles vraies de la Scandinavie, tandis que les Suédois fournissent les petites tailles relatives et ne font qu’un avec les Danois sous ce rapport. La Norvège est à la presqu’île Scandinave ce que l’Écosse est à la Grande-Bretagne, le refuge de ses hautes tailles. Il y a plus : le Norvégien serait plus grand que l’Écossais, le plus grand de l’Europe, du moins dans certains cantons.

Est-ce à dire que la race, grande et blonde, se soit constituée en ce point? Non, car elle a pu y être refoulée par la petite race, comme les

Ecossais en Ecosse. Rappelons-nous à ce sujet que les Dananéens d’Irlande, d’après M. Henri Martin qui se base sur la forme de leurs épées, 'seraient originaires de Scandinavie. Un argument à l’appui du refoulement de la race de haute taille du pays qu’elle occupait au sud de la Norvège, par la race de petite taille, se trouve dans la différence entre les Islandais et les Danois actuels. Les Islandais, d’anciens Danois, sont plus grands encore que les Norvégiens. Les considérations qui placent le foyer des races grandes et blondes dans le Danemark ou dans la Scandinavie proprement dite est donc confirmée par les chiffres ci-dessus. Nous savons que lorsque le Danemark portait le nom de Chersonnèse Cimbrique ce foyer était très actif. Mais où était-il auparavant? Rappelons-nous qu’au temps de la pierre polie à Borreby deux races existaient déjà en Danemark nettement distinctes.

Mussie. — De la Suède, l’anthropologiste passe tout naturellement en Finlande et de là en Russie, comme jadis les frères Yarègues, sans se préoccuper des barrières que les nationalités y ont élevées. La taille des Finnois est élevée au nord, mais elle s’abaisse en se portant à l’est comme au sud. Si, par les indices céphaliques, nous admettons deux races ou types dans la population à laquelle on donne ce nom, par la taille nous sommes obligés de les admettre aussi. C’est un kfait qui ne souffre aucun doute pour nous.

Suivent quelques moyennes relatives à ce double type :

Finnois.

28 Finnois de la Karélie (G. Retzius) . 1.719

24 — de Tavastland — . 1.673

Page 1