CLASSIFICATION DÉFINITIVE DES RACES
laineux; les quatre autres, lesLeiostriches aux cheveux non laineux. Cellesci sont: les Australoïdes aux cheveux, aux yeux et à la peau noire; les Mongoloïdes à la peau jaunâtre, aux cheveux et aux yeux noirs ; les Xanthochroïdes à la peau blanche, aux yeux bleus et aux cheveux blonds, et les Mélanochroïdes au teint blanc associé à des cheveux et des yeux noirs. D’autres sont indiqués par l’auteur dans chaque groupe, nous n’avons reproduit que ceux qui sont véritablement caractéristiques et ne comportent aucune exception dans le groupe. Assurément bien des races échappent à cette division, mais dans les termes où nous venons de la résumer elle est parfaite.
La seconde classification est celle deM. de Quatrefages, en 1867. Elle part de l’idée monogéniste et de la division de Cuvier en trois embranchements, et partage .ceux-ci en rameaux, se distribuant eux-mêmes en familles et celles-ci en groupes. C’est un arbre généalogique aux ramifications touffues, tel que pourrait le concevoir le transformiste le plus absolu : l’espèce humaine est la souche commune ; les trois embranchements sont trois troncs se détachant de la base. Les branches du tronc nègre sont la Négcito, la Mélanésienne, l’Africaine et la Saab ou Hottentote; celles du tronc jaune sont la Mongole et l’Ougrienne; celles du tronc blanc sont l’Aryenne, la Sémite et l’Allophyle. A cette dernière branche M. de Quatrefages rattache les Esthoniens, les Yotiakes, les Miaotsés du sud de la Chine, les Aïnos du Japon, les Tchouktchis, les Koluches. Les Lapons figurent à côté, sans qu’on puisse dire la place exacte que l’auteur leur donne dans le tableau.
Mais un certain nombre de races qu’on a l’habitude de rattacher au tronc jaune échappent à cette classification. Ce sont les Japonais que M. de Quatrefages considère comme une « race à éléments juxtaposés », et les Malais et Polynésiens qu’il regarde comme des races à éléments fondus, toutes trois dérivant du tronc jaune. Puis les races américaines, y compris les Esquimauxqui, sousl’épithète de race mixte, serelient au même tronc jaune. Les Australiens ne figurent pas dans cette classification et n’y ont même pas de case préparée ; les noirs de l’Inde non plus. C’està-dire qu’elle n’admet pas le grand groupe Australoïde d’Huxley.
Que penser de cette classification? M. de Quatrefages est l’anthropologiste actuel qui possède les connaissances les plus étendues sur l’ensemble des races humaines. Nul mieux que lui n’est en mesure de tenter le vaste problème de leur classement suivant la parenté. Il pose en principe que ce n’est pas avec un seul caractère qu’on les définit, mais avec l’ensemble de leurs types à la fois physiques, physiologiques, psychologiques et ethniques. Fort bien! Mais ces ensembles de caractères sur lesquels repose toute classification, il ne les donne pas. Il s’appuie sur les renseignements historiques etlinguistiques, plus que sur le type anthropologique. Un grand nombre des exemples de chaque groupe qu’il donne reposent sur si peu de documents qu’on serait tenté de les dire hypothétiques. C’est un cadre à remplir, un plan pour l’avenir, mais non une clas-