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CHAPITRE XIV

La masse principale en France est constituée par une race de petite taille, solide, bien bâtie, tenant au sol, n’aimant pas à s’émigrer, et qui est notre fortune nationale. Or, notre taille minimum réglementaire n’exclut des cadres des défenseurs de la patrie qu’elle, ne frappe que sur elle. La race de haute taille dont les affinités anthropologiques sont non pas avec l’Allemand moderne, mais avec les gens du Nord, est au contraire favorisée.

Nous avons vu d’autre part que ceux qui atteignent une haute taille d’une façon prématurée pour la race à laquelle ils appartiennent, par exemple vers 20 ans, sont dans des conditions de résistance aux causes de mortalité inférieures à ceux qui atteignent lentement le terme de leur développement. Les hommes petits à 20 ans sont donc dans des conditions de vie meilleures que les hommes grands.

Les chirurgiens militaires, ceux de l’Europe aussi bien que ceux de la guerre de la sécession en Amérique, ont absolument constaté que les hommes trop grands résistent moins à la fatigue et à la maladie que les hommes trop petits. Ce n’est donc pas dans les services accessoires qu’il faut envoyer ces derniers ou les laisser de côté, mais au feu, là où est l’honneur et le danger. Il ne s’agit pas d’être beau et grand pour défendre le drapeau national, mais d’être solide et d’avoir le sentiment de la patrie, le dévouement au sol.

Cet enracinement au sol, c’est la caractéristique suprême de la race celtique, de ces hommes que la toise décime maladroitement dans les conseils de révision.

Applications à la classification des races. — NOUS en avons fini avec les caractères à utiliser d’une manière générale dans la distinction des races et avons à résumer les applications auxquelles aboutissent toutes nos conclusions partielles. Au delà on ne trouve que des caractères plus ou moins bons, utiles par leur nombre, confirmant les précédents, ou distinguant une race spécialement d’une autre.

Inutile de rappeler ce qui a été amplement dit, que l’objectif final de la classification est de constater les rapports naturels ou la parenté des groupes d’ordres divers entre eux, des types, des races dans le cas actuel ; que la méthode dite naturelle où l’on réunit tous les caractères possibles y conduit directement, mais qu’elle suppose la science édifiée sur tous les points ; que la méthode systématique et dichotomique n’est qu’un acheminement vers la classification vraie, mais avec le but spécial de favoriser l’étude et la mémoire, de graver dans la tête certains faits acquis. C’est de celle-ci que nous nous servirons non servilement, mais en y ajoutant çà et là l’indication de caractères confirmatifs.

Mais auparavant, un aperçu de deux classifications qui s’imposent à l’attention entre toutes ne sera pas superflu.

Aplusieurs reprises il a été fait allusion àl’une, celle de M. Huxley, en 1870. Elle admet cinq grandes races : la première, les Ulotriches aux cheveux

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