DENSITÉ DU CERVEAU
Non aliénés.
Moyenne.
Variations.
Encéphale total (Peacock) .
Cerveau hommes — .
— femmes — .
Cervelet hommes — .
— femmes — .
Ganglion central (Aitken) .
Substance grise, cerveau (Sankey).
— — • — (Bastian).
— blanche — (Sankey).
— — — (Bastian).
— grise, cervelet (Skae)...
Aliénés.
Cerveau total (Bucknill) .
Cervelet — .
Substance grise, cerveau (Bucknill).
— blanche —
11 en résulte qu’à volume égal deux cerveaux n’ont pas nécessairement le même poids et réciproquement, mais que les différencespossibles dans les conditions ordinaires sont faibles, et ne sauraient jeter une ombre su r l’étude du poids de l’encéphale.
La seule exception générale concerne les aliénés. On en conclura, à défaut d’autres arguments qui viendront plus tard, que dans les statistiques il faut séparer avec soin les sujets ordinaires des aliénés, ce que beaucoup ont négligé.
N’ayant à considérer ici le poids de l’encéphale qu’en tant que caractère du genre humain et de ses races et ne voulant pas empiéter sur l’anthropologie zoologique (1), c’est-à-dire sur la comparaison avec ce poids chez les animaux, ainsi que nous avons fait pour le cheveu, la couleur, l’indice céphalique, la taille, le même programme se présente à
(1) Voir mou Anthropologie , pages 124 à 126.
POIDS DE L’ENCÉPHALE, SUIVANT LES AGES
nous : du poids de l’encéphale dans les diverses conditions où il se présente suivant les âges de la naissance à la sénilité extrême, suivant les sexes, suivant les individus, suivant les milieux dans lesquels ils croissent et vivent, et suivant les races. Après avoir vu les milieux agir directement sur la peau, indirectement par la nutrition sur le squelette, nous rencontrons un troisième procédé, indirect et par l’innervation. Le mécanisme dans les trois cas est le même : la stimulation ou la non stimulation de l’organe par ses excitants naturels et le degré d’activité qui en résulte.
Différences suivant les âges. — Trois points sollicitent particulièrement notre attention comme pour la taille : 1° le mouvement décroissance de l’encéphale ; 2° l’âge où il atteint son maximum; 3° la période de sénilité.
L’encéphale, dit Owen des animaux en général, croît plus rapidement que le corps et est proportionnellement plus grand à la naissance qu’à l’âge adulte ; il y a des exceptions chez les Mammifères, mais l’homme rentre dans la règle (1). Voyons ce qu’il en est.
A la naissance, le poids est chez les garçons de 290 grammes pour Meckel, de 331 pour Boyd, de 400 pour Welcker, de 367 pour Bischoff et de 286 pour M. Parrot. Si on prend la moyenne entre ces données, on obtient le poids de 334 grammes, qui est à peu près celui de Boyd. Quant aux filles, Welcker leur donne 290 grammes et Boyd 285, ce qui établit une différence d’environ 48 grammes entre les deux sexes.
Dansquelle mesure la croissance s’opère-t-elle ensuite? Suivant Welcker les chiffres se succèdent comme ci-après:
Croissance de l'encéphale (Welcker).
Garçons.
Filles.
Nonveau-né .
A 2 mois .
A 1 an .
A 3 ans .
A 10 ans .
Le poids aurait doublé avant l’âge de 1 an, c’est-à-dire à peu près à la même époque que la taille. Jules Parrot sur une centaine d’enfants a trouvé à 3 ans 1/2 un poids de 1,180 grammes, plus élevé que celui de Welcker à ce moment environ.
Mais il nous faut passer à des statistiques plus suivies. La plus importante, celle de Boyd en Angleterre, permet d’établir le tableau suivant :
(1) R. Owen, Comparative anatomy and physiology of vertehrates. Vol. III. Mammals. London, 18G8.