‹ Éléments d'anthropologie généraleChapitre 459 sur 980 · FEMMES · texte numérisé non relu

FEMMES

Nos

des cas.

Poids

moyen.

Proportion à maximum.

Nos

des cas.

Poids moyen. ;

Proportion ï maximum.

A la naissance .

Naissance à 3 mois. . . .

3 à 6 mois .

6 mois à 1 an .

L’accroissement est énorme dans les deux premiers mois. Avant 1 an l’encéphale double dans les deux sexes, tandis que la taille ne double qu’un peu avant 4 ans.

Nous attirons l’attention sur la troisième colonne dans chaque sexe ; elle montre l’accroissement successif de l’encéphale par rapport au maximum atteint à l’âge adulte. C’est la proportion à ce maximum pris pour 1000, non pas chez les hommes au chiffre de 1374 dans la période de 14 à 20 ans, qui est inexacte et sur laquelle nous nous expliquerons plus tard, mais à celui de 1366 dans la période de 30 à 40 ans, qui est le sommet physiologique de la courbe. De même, chez la femme, n’est-ce pas le chiffre de 1,244 à la période de 14 à 20 ans aussi, qui est pris pour 1000, mais celui de 1238 de 20 à 30 ans, plus correct.

Il en ressort, ainsi que le montrait déjà le petit tableau de Welcker, que le poids absolu est plus fort à la naissance chez le garçon ; de même que le poids relatif rapporté au poids maximum. La différence sexuelle cérébrale est donc accusée dès le point de départ. Dans les deux sexes le poids a doublé, nous disions tout à l’heure un peu avant 1 an; nous disons à présent un peu après 6 mois. Il a gagné un quart encore un peu après 3 ans, ce qui proportionnellement aux périodes précédentes est bien moins. La femme, qui était en retard au début, accélère son mouvement et rattrape son concurrent de 2 à 4 ans. Dèslors on ne peut plus les suivre, les périodes sont trop larges pour qu’on saisisse l’influence de la puberté, si remarquable sur la taille. De 14 à 20 ans tous deux semblent arrivés au but. En négligeant cette fausse indication le maximum vrai apparaît enfin de 20 à 30 chez la femme, et de 30 à 40 chez l’homme, en avance

POIDS DE L’ENCÉPHALE, SUIVANT LES AGES

chez la femme; comme pour la taille, dirions-nous, si nous devions nous en tenir à cette statistique.

En somme, considérant le poids à atteindre, l’encéphale augmenterait de 326 pour 1000 dans la première année et, dans chacune des années suivantes, de 59 pour 1000 de 1 à 4 ans, de 4 seulement pour 1000 de 4 à 7 ans, de 15 de 7 à 14 ans, et de 2 et demi de 14 à 30 ans. Je n’ose me fier au chiffre de la période de 4 à 7 ans qui peut être un accident de statistique. Mais en l’acceptant pour valable il établirait qu’après la forte croissance des premières années, il y a un arrêt relatif à la suite duquel, précisément à l’époque de la puberté ou la précédant un peu, se produirait une reprise très sensible. Ce serait le même phénomène que celui constaté pour la taille.

Fig. 55. — Courbe de croissance de l'encéphale chez les filles et les garçons, d’après les chiffres de Boyd, depuis la conception jusqu’à 20 ans. Poids maximum atteint — 100. Les nombres aux angles des courbes, au-dessus des mois, indiquent les années. La courbe des filles est à gauche et au-dessus, celle des garçons est à droite et au-dessous.

La courbe suivante complète cette analyse ; mais, dressée avec les chiffres de la troisième colonne pour chaque sexe, du tableau précédent, elle ne tient pas compte des décimales et ne met pas en relief les points délicats. Le chiffre rond de 100 exprime le poids maximum atteint vers 20 ans dans les deux sexes, et 0 le moment de la conception; le degré d’obliquité de la ligne à chaque période indique la proportion pour 100 gagnée et la quantité d’ascension correspond à la rapidité d’accroissement. L’avantage de ce système, c’est que les deux sexes sont ramenés à l’unité et que leurs courbes sont rigoureusement comparables. De la naissance à 4 ans les deux courbes sont sensiblement identiques, les différences ne commencent qu’après.

Mais, ainsi que nous le verrons tout à l’heure, le cerveau varie, toutes choses égales, avec la masse du corps auquel il est destiné, dont la plus grande dimension est donnée par la taille. Le rapport des poids du cerveau

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