‹ Éléments d'anthropologie généraleChapitre 480 sur 980 · CHAPITRE XVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI

tinguerle genre de maladie, mais sans méthode suffisante et avec de trop petits nombres. Dans son troisième mémoire ou Traité de la folie , la lumière commence à se faire. Ses recherches portent cette fois sur 284 sujets et il distingue les âges. Deux formes de la folie lui donnent des moyennes au-dessus de la normale, l’aiguë et l’épileptique, et deux des moyennes au-dessous, la chronique et la paralytique. Dans la folie chronique, il distingue quatre degrés dont les moyennes se succèdent comme il suit: 1,402, 1,395, 1,374 et 1,297, c’est-à-dire que le poids de l’encéphale est augmenté dans les trois premières périodes, tout en décroissant progressivement, et est très diminué dans la quatrième. Dans la folie paralytique, il distingue de même, trois périodes dans lesquelles les moyennes sont de 1,357, 1,330, 1,280, c’est-à-dire tout à fait dans la normale ou au-dessous; dès la première le poids diminue peu à peu pour tomber très bas dans la dernière. Néanmoins la conclusion de Parchappe, franche, est, comme dans son premier mémoire, que le poids de l’encéphale est le plus souvent diminué dans l’aliénation.

La thèse inaugurale de M. Bra, en 1882, reposant sur les pesées de 598 cerveaux par M. Dagonnet, serre le sujet de plus près. Nous ne reproduirons pas ses chiffres. lien ressort que le poids augmente dans les «états mélancoliques », en particulier dans la mélancolie simple plus ou moins aiguë et la mélancolie religieuse, même chronique, et dans les « états maniaques», en particulier dans les maladies aiguës et intermittentes. Toutefois, dans la mélancolie avec suicide ou délire chronique et dans la manie chronique, l’augmentation est faible, si même elle n’est remplacée par un abaissement. Le poids diminue franchement, au contraire, dans toutes les formes de démence d’autant qu’elles sont plus asthéniques, telle que la démence sénile avec lésions circonscrites, avec paralysie générale ou consécutive à des états maniaques ou mélancoliques. Un seul exemple de diminution : dans la méningo-encéphalie interstitielle diffuse, vulgairement appelée paralysie générale, le poids moyen à l’âge moyen de 45 ans, chez 135 hommes, est de 1,293 avec les membranes. En se reportant à la courbe des statistiques Bischoff-Broca réunies, page 526,1a moyenne à cet âge est de 1,360. C’est donc une perte de 67 grammes; mais il n’est pas tenu compte dans ce relevé, de la phase de la maladie et de la congestion habituelle au début ou accidentelle dans son cours. M. Baillarger a vu l’atrophie dans la méningo-encéphalite diffuse interstitielle avancée, de 200 et 300 grammes. M. Bra cite un cas où le cerveau chez une femme était descendu à 740 grammes ; il est fâcheux qu’il n’en dise pas l’âge.

L’aliénation accidentelle, c’est-à-dire survenant dans le cours de l’existence, s’accompagne donc d’un poids de l’encéphale variable, suivant que la maladie est plus aiguë et plus rapprochée de son début, ou chronique et ancienne. Augmentation de poids d’abord, diminution plus tard, voilà la règle très générale.

Nous avons omis l’une des déductions des chiffres de M. Bra. L’épilepsie

POIDS DE L’ENCÉPIIALE.

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