CHAPITRE XVII
tasse autant que possible de la même façon dans le crâne et dans l’éprouvette. M. Shaaffhausen se sert du millet et procède par un nombre donné de secousses aussi bien dans le jaugeage que dans le cubage. M. Hudler, de Munich, emploie l’alpiste (Cancirischer Vogelsamen) et procède par les chocs aussi dans les deux phases de la mensuration. Dans aucun de ces exemples, il n’est question du calibre des entonnoirs, de l’importance desquels on ne semble pas se douter. M. Hudler précise cependant la hauteur et la largeur de ses éprouvettes.
La méthode de Ranke qu’il m’a été donné de connaître à Munich même, où M. Ranke s’est mis à ma disposition avec une obligeance dont je lui suis très reconnaissant, est le type de la méthode des tapes et du bourrage combinés, mais cette fois réglementée dans ses moindres détails. C’est, à maconnaissance, la seule qui puisse, dans l’état actuel des choses, en Allemagne, entrer en concurrence avec celle de Broca dont M. Schmidt, de Leipsik, s’est fait le défenseur à lasuite de longues expériences comparatives. Je donne ci-après la liste des instruments qu’elle exige et son manuel opératoire, dans le jaugeage comme dans le cubage, d’après des notes recueillies sous les yeux de M. de Ranke : notre laboratoire possède du reste une série complète de ses instruments que nous avons longuement expérimentés à mon retour d’Allemagne.
Méthode de cubage de Ranke.
Instruments.
1° Entonnoir de verre n° 1. Partie évasée haute de 132 millimètres et large de 158 ; goulot long de 20 centimètres, large en dedans de 19 millimètres.
2° Entonnoir en fer-blanc n° 2. Partie évasée haute de 140 millimètres et large de 147 ; goulot long de 70 millimètres et large en dedans de 10 millimètres.
3° Bourroir en bois dur et léger, cylindrique, long de 215 millimètres, large au talon de 20 millimètres et près de son extrémité de 16 millimètres, et arrondi à celte extrémité. Il se tient en plume à écrire et doit presser doucement par le côté aussi bien que par le bout.
4° Éprouvette en verre de 2000 cent, cubes, haute de 66 centimètres, large en dedans de 65 millimètres, maintenue verticalement dans un support à deux anneaux dont on la retire à volonté et coiffée, à son extrémité ouverte, d’un tube en fer-blanc, de même dimension en largeur que l’éprouvette, haute de 22 centimètres et demi, dans lequel se place le goulot rigoureusement cintré de l’entonnoir ci-dessus, n° 2.
La hauteur totale du niveau du millet, lorsque l’entonnoir est plein, au-dessus du fond de l’éprouvette, est de 98 centimètres ; la hauteur de l’orifice inférieur de l’entonnoir, au fond de l’éprouvette, est de 81 centimètres ; l’éprouvette est divisée par 10 cent, cubes ; la gradation de 1,500 cent, cubes, la mesure d’un crâne moyen, est à 45 centimètres du fond. Par conséquent, la chute moyenne du millet est de 60 centimètres.