CHAPITRE XVII
contenu et la capacité du contenant comme possible à établir avec une exactitude suffisante, cette correspondance, lorsqu’on s’attache non aux individus, mais aux moyennes, existe d’une manière générale. C’est donc sur elle que nous devons nous baser.
M. Lebon, procédant avec 87 crânes parisiens du sexe masculin et 100 cerveaux parisiens du même sexe, mais d’âges divers non indiqués, a cherché cette correspondance en superposant leurs courbes et en a déduit l’approximation suivante :
Volume moyen probable du cerveau.
1450 grammes.
Volume moyen probable du crâne.
1650 centimètres cubes.
M. Manouvrier, d’une façon directe, en comparant le poids connu de l’encéphale de 52 sujets avec leur capacité crânienne obtenue par la méthode Broca, calculant les rapports individuels de chacun et mettant ces rapports en série, a trouvé que le plus grand nombre, dans une forte proportion, présentait le rapport suivant :
Poids de l’encéphale : capacité crânienne : : 1 : 0,87.
D’où la formule pour obtenir le poids probable de l’encéphale avec la capacité du crâne : multiplier la capacité par 0,87.
M. Manouvrier en déduit cette autre formule : Pour obtenir au contraire la capacité probable du crâne avec le poids de l’encéphale, multiplier ce poids par 1147.
D’où les correspondances des poids de l’encéphale qui ont déterminé précédemment notre nomenclature, avec la capacité du crâne :
Poids du cerveau.
1700 grammes.
Capacité crânienne probable.
1940 centimètres cubes.
D’où par conséquent la nomenclature ci-après de la capacité du crâne chez l’homme adulte européen, que j’ai établie à mon cours de 1881-82, en faisant quelques concessions pour avoir des divisions franches et commodes. Ne pas oublier qu’elle ne convient qu’aux capacités obtenues par la méthode Broca.
Nomenclature de la capacité crânienne.
Crânes macrocéphales de 1950 c. c. et au-dessus.
— gros de 1950 à 1650 c. c.
— moyens ou ordinaires de 1650 à 1450 c. c.
— petits de 1450 à 1150 c. c.
— microcéphales de 1150 c. c. et au-dessous.