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CAPACITÉ CRANIENNE. — NOMENCLATURE

Toulouse, au Muséum de Paris, au Laboratoire de la Société d’anthropologie. On opère de même en Russie, en Italie, en Scandinavie, àDorpat, àLeipsik, à Londres et au delà des mers; la méthode de Broca est généralement suivie. Toutefois il n’est pas certain qu’elle soit partout comprise et rigoureusement pratiquée et je n’oserais, pour ma part, réunir dans une même liste les chiffres obtenus çà et là sous son nom. Parmi les auteurs dans lesquels j’ai pleine confiance sous ce rapport, je citerai M. Mantegazza, M. Schmidt, M. Ranke, M. de Torok, M. Merejkowski et toutes les personnes, en général, qui ont passé par le laboratoire Broca.

Il lessoit de tout ceci que, dans 1 état de la science, on ne peu tse servir des documents publiés sur la capacité du crâne qu’avec une extrême circonspection. En règle générale, on ne doit comparer que les résultats obtenus par la même main, ou par les disciples immédiats d’une même autorité. Ce qui réduit considérablement l’étendue des documents dont nous pouvons faire usage dans la question de la capacité du crâne, à présent à examiner dans ses applications.

Partie descriptive. — Le volume de la cavité crânienne ou sa capacité se prête à toutes les études que soulève le poids de l’encéphale. Il est à examiner comme lui suivant les âges, les sexes, les individus, les professions, les milieux et les races. Lesinfluences constatées ou discutées de la taille, du poids du corps, de laforce musculaire, de l’éducation, des habitudes, se représentent pour le contenant comme pour le contenu delà cavité crânienne. Ce qui en règle générale est vrai d’un côté doit se retrouver de l’autre, et réciproquement. Les variations dans les conditions précédentes, sauf l’âge, sont peu considérables pour l’encéphale; on ne saurait s’attendre à ce qu’elles soient plus marquées pour la capacité crânienne. En revanche, de part et d’autre, les moindres différences générales bien démontrées acquièrent un haut intérêt qui légitime tous les efforts tentés pour donner à l’opération du cubage la plus grande exactitude possible.

Nous avons regretté pour l’encéphale l’insuffisance des matériaux dont la science dispose. Le peu d’unité des opérations de cubage fait qu’ici encore nous aurons à souffrir de cette pénurie. Cependant ces matériaux sont relativement plus nombreux en ce qui concerne les races étrangères. L’étude de la capacité crânienne est prédestinée à être utile vis-à-vis de cette dernière surtout.

Nous serons donc court et ne toucherons qu’à quelques questions ; en premier lieu, à la nomenclature.

Nomenclature. — La nomenclature à employer, pour indiquer les différences de volume que présente la cavité du crâne, répondant aux désignations de crânes ordinaire, gros, moyen, etc., pourrait s’établir suivant la règle que nous avons suivie jusqu’ici en prenant la moyenne générale, puis les extrêmes, et choisissant entre eux des termes répondant aux besoins de la pratique. Mais une indication spéciale s’impose.

Quoique Broca ne considère pas la correspondance entre le poids du Topinard. — Anthropologie. 39

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