CHAPITRE XVII
Capacité crânienne (Flower).
Nombre.
Hommes.
Nombre.
Femmes.
Différence.
Esquimaux . . . .
Fidjiens de l’intérieur .
Néo-Zélandais .
Japonais . .
Italiens modernes .
Chinois .
Nègres delà côte occidentale d’Afrique.
Boshimans .
Indigènes de l’Inde méridionale .
Tasmaniens .
Australiens .
Veddahs .
Andamans .
Voilà qui est absolument imprévu. Ce ne sont pas les Européens représentés par les Italiens qui sont en tête, mais les races jaunes les plus typiques, aussi bien que certaines dont la parenté avec elles est discutée. Le premier groupe typique est représenté par les Esquimaux et plus bas par les Japonais. Les Polynésiens de la Nouvelle-Zélande sont le second., groupe. Les Fidjiens qui ne sont que l’expression la plus pure des Néo- Calédoniens et Neo-Hébridiens forment le troisième groupe, ils ont les cheveux laineux et sont des nègres, ils sont de haute taille, ce qui les éloigne de la masse principale des races jaunes pour les rapprocher des Polynésiens et des Peaux-Rouges; mais, entre autres, par ce caractère du volume de la tête, ils touchent à l’élément asiatique. Je n’en veux tirer aucune déduction, je sème : c’est à la partie de l’anthropologie qui traite synthétiquement des races humaines à séparer le bon du mauvais grain. Les types qui surnagent dans le temps permettent toutes les hypothèses sur leurs origines lointaines.
Les deux séries de nègres d’Afrique ne sont là que pour montrer la différence qui se maintient entre les deux sortes de capacité s’observant parmi eux. Ce qui a rapport aux Australiens et Tasmaniens est conforme aussi à ce que disait la liste de Broca. Les indigènes de l’Inde méridionale ont une capacité relativement un peu moindre, mais la série des Veddahs, qui est une fraction spéciale de ces mêmes indigènes, descendants des habitants à tête de singe des jungles du Ramayana, corrige la différence et montre que, dans l’Inde, il faut compter avec un type au crâne l’un des plus petits de l’humanité. Le plus petit en effet est celui des Andamans, ce qui tendrait à établir sa relation avec le précédent et appuie la doctrine des Négritos de l’Inde de M. de Quatrefages.
En somme, la différence entre les maximum et minimum moyens de l’humanité d’après la méthode de M. Flower serait de 300 centimètres cubes en nombre rond, et la même différence entre les Européens-Italiens et les Andamans de 200 centimètres cubes.