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CHAPITRE XVII

une série seulement est dans les conditions requises, celle des Polynésiens; la différence y est de 119.

Dans les races noires, la différence sexuelle est de 186 dans la double série des 84 nègres et négresses d’Afrique de Broca, de 130 chez ses 46 Néo-Calédoniens et Néo-Calédoniennes, de 143 chez les Australiens et Australiennes de M. Flower, de 116 chez ses Andamans et enfin de 93 chez les Maravars de l’Inde de M. Callamand. Ajoutons un autre chiffre que j’ai sous les yeux : chez les 100 Papous de la Nouvelle-Guinée de M. Mantegazza, la différence est de 140.

Y a-t-il quelque loi à tirer de ces écarts dont les extrêmes pour toute l’humanité vont de 91 à 222? Lorsqu’on les examine de près, on voit que les plus forts s’observent dans les séries nombreuses et les plus faibles dans les séries moindres. Assurément la gradation n’est pas régulière, mais peut-on espérer que le hasard ne jettera pas d’un côté ou de l'autre quelque crâne exceptionnel, gros ou petit? Pour cela il ne faudrait jamais avoir manié les mesures anthropométriques.

Dans les documents qui précèdent, l’une des différences sexuelles surtout a attiré l’attention, celle des Maravars de l’Inde et sur elle on a échafaudé toute une théorie : les sexes seraient plus rapprochés par leur capacité cérébrale dans les races inférieures, et plus éloignés dans les races supérieures; la civilisation creuserait un abîme entre l’homme et la femme. Sans prendre parti pour ou contre cette dernière proposition, je réponds que les moyennes qui précèdent ne l’établissent pas. Dans le cas particulier, le seul sur lequel on s’appuie avec quelque apparence de vérité, la différence sexuelle est forcément amoindrie par la taille moyenne de la race. Le volume du cerveau augmente, toutes choses égales, avec la taille, avons-nous vu ; donc le volume de la cavité cérébrale augmente ou diminue de même. Les différences de taille sont plus fortes dans les races de haute stature et moindres dans les races de petite stature, avons-nous vu d’autre part. Le volume des cavités cérébrales dans les deux sexes doit donc se rapprocher dans ce dernier cas. Or les indigènes de l’Inde font partie des plus petites races de l’humanité; ce sont les anciens Pygmées de Ctésias. Donc, en laissant même de côté le petit nombre de sujets sur lesquels porte la comparaison : 35 pour les deux sexes et le hasard avec lequel il faut toujours compter, la taille suffit à expliquer la différence sexuelle moindre.

On objectera que j’écarte avec trop de facilité les séries de 9 sujets ou moins. Non, elles ne peuvent que donner des illusions, le hasard y a trop de prise. La conclusion, surtout en se rappelant ce que nous avons vu du cerveau dans les races jaunes, c’est que le volume du cerveau ou du crâne, qui lui correspond, n’établit pas entre les divisions principales du genre humain des séparations aussi profondes qu’on se plaît à le croire; que si on prend les extrêmes, la différence est assez marquée pour que nos races européennes en éprouvent un légitime orgueil ; mais

qu’entre elles et les races jaunes et même certaines races nègres, la différence s’atténue considérablement.

Variations in<iiYi<tueiies. — Passons aux variations individuelles si importantes à connaître; car, ainsi que l’étude du cerveau nous 1 a fait entrevoir, la supériorité peut, en laissant de côté les cas pathologiques, se montrer dans les cas particuliers plus que dans la moyenne.

Nous commencerons, suivant nos habitudes, par l’étendue extrême des variations telle que le hasard des séries la donne. Il n’y a pas d’inconvénient ici à rapprocher des moyennes de provenances différentes ; dans les méthodes de cubage donnant une capacité plus forte, l’écart entre les extrêmes pourra en être modifié, mais la différence sera légère.

Étendue des variations de la

Époque de la pierre polie. Caverne de

l’Homme-Mort (Broca) .

Époque de la pierre polie (Baye et divers). Parisiens du douzième siècle (Broca). . . .

— contemporains; cimetière de

l’Ouest (Broca) .

Auvergnats (Broca) . .

Bretons (Broca) .

Basques (Broca) .

Hollandais (Broca) .

Égyptiens (Broca) .

Italiens modernes (Flower) .

Chinois et Javanais (Broca) .

Mongols, Chinois, Japonais, etc. (Flower). Esquimaux (Broca) .

— (Flower) .

Polynésiens (Broca), .

Néo-Zélandais (Flower) .

Nègres d’Afrique (Broca) .

Nco-Calédoniens et Papous (Broca) .

Papous. Nouvelle- Guinée (Mantegazza)..

Australiens et Tasmaniens (Broca) .

Australiens (Flower) .

Tasmaniens (Flower) .

Andamans (Flower) .

Maravars (Callamand) .

capacité crânienne (Sources diverses).

Différence

inbre.

Hommes.

Nombre.

Femmes.

chez la femme,

Sans préjuger de la conclusion finale, voici ce que ce tableau nous dit :

1° Dans les séries masculines atteignant ou dépassant le nombre de 20

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