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CHAPITRE XVIII

conditions restent sensiblement les mêmes. Mais alors, au fur et à mesure que la croissance de cet organe diminue, les sutures et fontanelles se resserrent et finissent par se fermer. C’est le moment critique des rapports réciproques du cerveau et de sa quatrième enveloppe. Si le rythme physiologique de croissance des deux est parallèle, tout est correct ; mais si le rythme de l’un vient à prendre le dessus, si dans les sutures mêmes un obstacle se produit, à plus forte raison si quelque maladie de la cavité, un excès d’activité de l’encéphale ou une compression extérieure du crâne intervient, il peut en résulter des difficultés qui retentissent plus ou moins sur la forme définitive du crâne et peut-être sur la vie entière de l’encéphale. Nous avons parlé de l’hydrocéphalie dans l’enfance, laissant les sutures ouvertes ou élargies au delà du temps voulu et permettant au cerveau d’augmenter plus que de raison. M. Yirchow a donné de la microcéphalie une explication qui ne saurait être admise comme règle, mais devait être vraie dans un cas que j’ai vu, au Musée de l’université d’Oxford, un crâne de microcéphale dont toutes les sutures de la voûte étaient oblitérées depuis le premier âge sans doute. Plus tard, lorsque nous traiterons des synostoses prématurées, on jugera de l’importance à connaître le moment exact où les sutures et fontanelles doivent traverser en moyenne certaines phases de leur évolution et s’oblitérer. Le moindre écart peut en effet être invoqué pour expliquer des changements de formes physiologiques ou pathologiques dont le motif échappe. Un brachycéphale naissant dans une famille de dolichocéphales peut évidemment n'être qu’un cas d’atavisme, mais il peut aussi être le produit d'une déviation de l’évolution normale de l’ossification. Il suffit que l’encéphale, qui exerce sa pression de dedans au dehors, rencontre sur un point une légère résistance pour que feffort se traduise plus loin et modifie dans i une limite quelconque la forme que le crâne aurait eue. C’est un champ i d’étude qui n’a pas encore été exploré.

Yoici l’ordre connu de la fermeture des sutures et fontanelles, après la i naissance. La fontanelle astérique serait la première. Puis viendraient les j fontanellesptériques au nombre de deux, l’une enavant, l’autre en arrière du ptérion. L’attention des anthropologistes se porte depuis plusieurs i années sur cette région, sur les os wor miens qu’on y rencontre et sur une dépression anormale qu’on y voit souvent, s’accompagnant de ce que i les Allemands ont appelé la sténocrotaphie ; la solution de ces questions ■ est dans l’occlusion plus ou moins rapide des fontanelles de cette région, et dans les sutures plus ou moins serrées qui leur succèdent et gênent t l’expansion transversale du crâne à ce niveau. La fontanelle lambdoïde : se formerait dans le cours de la première année, mais en laissant souvent î un os wormien qui facilite tout autant le jeu du crâne en ce point. Enfin ci le fontanelle bregmatique s’oblitère chez les sujets non rachitiques, de : deux à deux ans et demi. 11 va sans dire que toutes ces données concernent les races dites supérieures, seules suffisamment connues.

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