EPAISSEUR INEGALE DU CRANE
fait partie de ceux que le laboratoire Broca possède, il a déterminé cette épaisseur sur quatre séries de crânes formant un total de 73 crânes masculins, adultes et normaux. Il a évité les sinus, les apophyses, les empreintes des glandes et des vaisseaux et les endroits où il peut y avoir un épaississement accidentel, et a pris le centre des divisions phrénologiques adoptées par Dumoutier. Nous reproduisons les moyennes, maximum et minimum des 29 crânes de sa première série, en laissant de côté l’os pariétal pour ne pas trop allonger le tableau. Les lettres et numéros sont ceux du système Dumoutier.
Sur Los pariétal les épaisseurs moyennes ne varient que de 5 à 7 millimètres, mais pour le crâne entier, y compris le bas du frontal où se trouvent plusieurs des plus importantes localisations de Gall et de ses disciples, elles varient de 2 à 13 millimètres, les minimum de 1 à 7 millimètres et les maximum de 3 à 25 millimètres. M. Sappey résume ainsi l’épaisseur à la voûte : elle est en général de 5 millimètres, sur les parties latérales de 3 ou 4, et sur certains points de 2, 1 et même un demi-millimètre ; inférieurement elle atteint 1 centimètre au niveau de la bosse nasale (glabelle) et 12 à 15 millimètres sur les protubérances occipitales.
Il y a deux endroits où cette épaisseur étonne. L’un est de chaque côté du frontal entre la bosse et la suture coronale ; c’est comme une plaque diffuse variant avec les individus que les finalistes diraient destinés à parer les chocs venant d’en haut et d’en avant et dont les darwinistes feraient un avantage acquis par la sélection naturelle. L’autre est la bosse pariétale qui prend parfois une ampleur, un relief et une épaisseur extraordinaires alors que du côté de l’endocrane il n’y a rien de changé. Dans un cas présenté par le Dr Thulié à la Société, l’épaisseur atteignait au centre 20 millimètres; Wolkoff n’a pas connu ce genre d’anomalie.
La protubérance occipitale externe ou inion des anthropologistes, au niveau de laquelle M. Sappey trouve la plus grande épaisseur, en laissant de côté la base du crâne qui ne nous intéresse pas ici, est un des exemples les mieux marqués de l’indépendance de l’endocraue et de l’exocrane.
L’écaille occipitale dont elle occupe le centre remplit des fonctions toutes différentes par l'une ou l’autre de ses faces. En dedans elle est partagée en quatre fosses par un relief en forme de croix, les supérieures dites cérébrales recevant l’extrémité des lobes postérieures, les inférieures longeant les lobes du cervelet. La branche inférieure et médiane de la croix fait un relief unique, plein, à un seul bord libre auquel se fixe la tente du cervelet. Les branches latérales, horizontales et creusées en gouttières pour recevoir les sinus veineux latéraux, sont à deux lèvres donnant insertion aux deux feuillets de la tente du cervelet. La branche supérieure de la croix pleine, à une seule arête, présente sur les côtés deux gouttières destinées à la continuation des sinus latéraux qui par