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CORRESPONDANCES CRAN 10-CÉRÉBRALES

inférieur. Des deux fiches du ptérion, l’une à 1 angle antérieur, lautie a l’angle postérieur, la première, écritdelaFoulhouze, pénètre toujours dans le lobe frontal, la seconde toujours dans le lobe temporo-sphénoïdal. Dans les deux sexes, ajoute M. Féré s’appuyant sur ses 92 cas, aie ptérion répond à ce que M. Broca appelé le cap de la 3e circonvolution frontale ». Mais le ptérion dont parle M. Féré est la fiche ptérique, c’est-à-dire la partie antérieure de la région. Il ressort donc de ce qui précède, avec une certitude complète, que le ptérion, c’est-à-dire l’espace compris entre le frontal et le temporal d’une part, l’aile du sphénoïde et le pariétal de l’autre dans les conditions ordinaires, répond en moyenne à l’origine même delà scissure de Sylvius.

La scissure de Sylvius se compose d’un confluent dont nous venons de dire la place et de trois branches, deux courtes en avant et une longue en arrière. Des deux premières l’une se porte directement en avant, au sein de la troisième circonvolution frontale en croisant 1 extrémité la plus inférieure de la suture coronale, comme on le voit sur la figure 75 ; l’autre s’élève verticalement au sein de la même troisième ciiconvolution frontale et a un intérêt spécial en ce qu’en arrière d’elle se

localise au maximum la faculté du langage ; elle coïncide exactement, dit Broca, avec la partie inférieure de la suture coronale qu elle longe. La troisième branche, postérieure ou longue, se porte en avant en se relevant un peu et affecte avec la suture temporale des rapports qu il est difficile de préciser, non à cause de ses variations, mais parce que la configuration de la suture temporale, tantôt arrondie et remontant très haut, tantôt horizontale ou abaissée, présente elle-même de grandes différences. Aussi la fiche temporale a-t-elle peu de valeur. La branche en question de la scissure de Sylvius, tantôt est tangente à la courbe de cette suture, tantôt la longe exactement, tantôt la croise obliquement de bas en haut et d’arrière en avant, ou bien lui est parallèle et au-dessus, par exception au-dessous. Son quart postérieur coupe à son milieu environ une ligne qui s’étendrait de la bosse pariétale à la saillie sus-mas¬

toïdienne.

Le sillon prérolandique ou précentral de Ecker, qui longe le bord anterieur de la circonvolution frontale ascendante, est situé, suivant M. Heftler, en haut à 20 ou 40 millimètres et en bas à 10 millimètres en arrière de la suture coronale. Or ce sillon a été proposé à la place de celui de Rolando comme ligne de démarcation entre le lobe frontal et le lobe pariétal. Même avec cette séparation, le lobe frontal ne répondrait pas à l’écaille du frontal, il se prolongerait encore d’une quantité considérable en arrière de la suture coronale.

Les bosses frontales répondent à la partie antérieure du premier sillon frontal antéro-postérieur séparant la première de la seconde circonvolution frontale. Leur fiche pénètre plus ou moins dans l’une ou 1 autie des deux lèvres du sillon, c’est-à-dire dans les circonvolutions auxquelles

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