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CHAPITRE XIX

basion, opisthion ou région cérébelleuse, au vertex déterminé parle plan <de Merckel. Je ne les ai pas toutes indiquées.

Une autre hauteur allemande se distingue par un principe différent, celle du Dr Schmidt. L’éminent professeur de Leipsik considérant, ainsi que nous le faisons nous-même, le crâne cérébral comme un ovoïde à mesurer, dans lequel la position est sans intérêt, prend le diamètre qu’on est convenu d’appeler vertical, perpendiculairement au diamètre antéro-postérieur maximum qui représente le grand axe de cet ovoïde, et maximum. A cet effet, il entoure le crâne d’un ruban en caoutchouc suivant la circonférence horizontale que, logique avec lui-même, il fait passer par les mêmes points de repère que le diamètre antéro-postérieur (glabelle et maximum postérieur) et se guide sur cette ligne pour orienter l’ovoïde crânien et mesurer sa hauteur, ou mieux son épaisseur maximum dans cette direction, avec le compas à glissière dont les deux branches sont maintenues parallèles à cette ligne (1).

Si le système deM. Schmidt est correct, celui de Broca adopté aujourd’hui en Italie, en Russie, en Angleterre par M. Flower, en Belgique et dans l’Amérique du Sud, est simple et rapide. Fidèle à son principe que les points de repère des mesures craniométriques doivent être anatomiques et telles qu’il devient impossible à deux opérateurs éloignés de commettre le moindre écart, Broca prend le diamètre vertical du basion au bregma. Il est légèrement oblique en avant, mais ne diffère pas sensiblement de la verticale qui irait au vertex déterminé par l’attitude de la tête lorsque les deux axes oculaires regardent à l’horizon.

Avec ces trois diamètres généraux de l’ovoïde crânien, on obtient soit un chiffre qui, comme tout â l’heure pour les circonférences, donne un aperçu du volume relatif du crâne lorsqu’on le compare avec d’autres crânes ou dans des moyennes, soit une valeur qui répond approximativement à la capacité crânienne.

M. Schmidt a employé le premier système : il additionne ses trois diamètres et divise la somme par trois. Le quotient est ce qu’il appelle le module fondamental du crâne sur lequel nous reviendrons.

Broca et après lui M. Manouvrier ont eu recours au second système. Si l’on multipliait simplement les trois diamètres l’un par l’autre, le produit serait le parallélipipède rectangle circonscrit au crâne ; ce produit étant divisé par 2, on obtiendrait, à une fraction près en moins, la sphère comprise dans ce rectangle. Mais le crâne n’est pas sphérique, et ses dimensions internes sont d’un quinzième environ plus petites que les dimensions externes. En supposant que la cavité soit ellipsoïde, la moitié du produit des trois diamètres divisée par 1,175 la donnerait aisément ; mais cet ellipsoïde n’est pas régulier, et l’épaisseur des parois crâniennes est inégale. La comparaison directe des diamètres extérieurs et de la

(1) E. Schmidt, Recherches crâniologiques (Kraniologische Untersuchungisji). Arch. lui* Anthrop. Brunswick, 1879.

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