CHAPITRE XIX
du diamètre antéro-postérieur au diamètre transverse nous l’a montré aussi, sous le nom d’indice céphalique, indice de largeur ou indice horizontal. L’indice vertical, qui est très en faveur en Allemagne, en serait un nouvel exemple.
indice vertical. — Il y en a deux : l’un est le rapport centésimal de la hauteur à la longueur maximum du crâne, et prend le nom d’indice de hauteur-longueur, ou d’indice vertical proprement dit; l’autre est le rapport de la même hauteur à la largeur maximum, et porte le nom d’indice transverso-vertical ou de hauteur-largeur.
Le premier, ou indice de hauteur- longueur , varie dans les registres deBroca, de 91 à 60 chez les individus, et est en moyenne d’environ 74,0, c’est-àdire que la hauteur représente les trois quarts de la longueur du crâne à peu de chose près. Les Basques d’Espagne ont le plus faible indice, et les Javanais le plus fort. Entre les deux sexes il n’y a pas de différence sensible ; dans les moyennes, tantôt l’un, tantôt l’autre excède un peu.
Le second ou indice de hauteur-largeur varie de 115 à 74 chez les individus, et dans les moyennes de 103 chez les Hottentots à 85 chez les Bas- Bretons; il est en moyenne dans l’humanité d’environ 95. Ses différences sexuelles sont, comme pour le premier indice, plutôt indifférentes.
Dès l’abord, dans mon Anthropologie, j’avais manifesté le peu de confiance que m’inspiraient ces deux indices. La forme générale du crâne, étant donné le volume approximatif auquel elle est prédestinée par hérédité, en laissant de côté les influences accidentelles sur l’individu pendant la croissance, obéit à un système de compensation. Lorsque son diamètre antéropostérieur s’allonge, ses diamètres vertical et transverse tendent à se rétrécir, les deux en même temps ou un seul à la fois. S’il y a antagonisme entre le grand axe de l’ovoïde crânien et les deux autres axes qui lui sont perpendiculaires, il y a antagonisme ensuite entre ceux-ci ; lorsqu’un cède, l’autre résiste, toutes choses égales, bien qu’il arrive que ! tous les deux cèdent. Telle est la cause qui empêche les indices verticaux d’exprimer ce qu’on voudrait. Dans le premier indice, le diamètre i transverse exclu de la comparaison gêne ; dans le second, c’est le dia- ■ mètre transverse. J’avais donc pensé que la moyenne entre les deux in- • dices donnerait un meilleur résultat que l’un ou l’autre séparément, et je ; lui avais donné le nom A indice mixte de hauteur. L’essai n’a que médio- ♦ crement répondu à mon attente.
Les variations de l’indice mixte ont dans les moyennes de 77,7 à 89,1. . La première porte sur les Bretons bretonnants des Côtes-du-Nord, aux- • quels succèdent les Bretons non bretonnants du même département, et les é Hollandais à 79,6 ; c’est un rapprochement excellent, et on serait disposé ( à en conclure que l’indice mixte de hauteur faible est un caractère de la i race kymri-germanique (1). Mais plus bas, les Gaulois et Mérovingiens j
(1) Je crois avoir dit précédemment que les côtes du Nord renferment plutôt des Bretons f kymri que des Bretons celtes, que l’idiome breton est kymri plutôt que celte, et que cette t