CHAPITRE XIX
façon indépendante. Mais placer les extrémités d'un diamètre qui a la prétention d’exprimer la largeur de la base du crâne sur les apophyses mastoïdes, c’est ce qu’on ne saisit pas. En tout cas la base serait préférable au sommet, mais elle est occupée par une saillie variable de volume, quelquefois très forte, dite sus-mastoïdienne, d’abord horizontale, puis s’incurvant en s’atténuant pour aller rejoindre les vestiges en arrière de la ligne courbe temporale. Le diamètre mastoïdien ne peut que donner des illusions, il surcharge la crâniométrie, donc il est des mesures à supprimer.
Fig. 80. — Face inférieure du crâne.
A, point jugulaire; D, point glénoïdien ; C, point sous-temporal. Voir aussi, p. 252, la liste des points crâniométriques, et p. 247, la fig. 13, n°* 12, 10 et 8.
La base du crâne est une région assez négligée en France. Est-ce parce que les mesures y varient peu d’une façon absolue d'un sujet et d’une race à l’autre? Les largeurs à préférer sont au nombre de trois, savoir:
Le diamètre sous-temporal , ou antérieur de la base du crâne: il a pour point de repère la suture sphéno-temporale (G, fig. 79, et 8, fig. 13), à l’endroit où elle est croisée par la crête qui sépare la grande aile du sphénoïde en deux parties, l’une supérieure, regardant en dehors et faisant partie de la fosse temporale, l’autre inférieure, regardant en bas, faisant partie de la base du crâne et conduisant à la base de l’apophyse ptérygoïde.
Le diamètre biglénoïdien , ou moyen de la base du crâne: il s’étend du centre d’une cavité glénoïde du temporal à l’autre. Il répond aune double indication crâniométrique qui le rend précieux.