LARGEURS A LA BASE
Lorsque sur un crâne scié par le milieu on examine les fosses cérébrales moyennes, dans lesquelles reposent les lobes temporaux, pour voir l’endroit où ce qu’on appelle la face inférieure du cerveau se transforme en ce qu’on appelle sa face latérale, l’endroit le mieux indiqué, c’est-âdire le point d’écartement maximum de la première, répond exactement à l’insertion de l’apophyse zygomatique dont on reconnaît par transparence l’opacité entre deux clartés. La clarté au-dessus tombe sur le point de repère du diamètre sus-auriculaire, la clarté au-dessous tombe en plein milieu de la cavité glénoïde où aboutit le diamètre moyen de la base du crâne. Les deux diamètres se complètent donc ; en prenant leur moyenne on aurait l’idéal cherché.
La seconde indication a trait à une question qui sera traitée plus tard, celle de l’influence qu’a la base du crâne cérébral sur la mâchoire inférieure. Avec ce diamètre, étant donnée une mandibule, on sait le genre de crâne auquel il appartient. Les temporaux manquant sur un crâne, le diamètre transverse bicondylien de la mâchoire inférieure y supplée. Les diamètres biglénoïdien et bicondylien se correspondent. Le point de repère sur le maxillaire inférieur, c’est le milieu du bord supérieur articulaire du condyle, à son point culminant. Le point de repère sur le temporal, c’est le milieu de la mortaise articulaire ou de la surface articulaire excavée en travers et encroûtée de cartilage ; il est généralement en face de la terminaison abrupte de la paroi osseuse antérieure du conduit auditif.
Suit un aperçu des résultats que donne le diamètre biglénoïdien, ou moyen de la base du crâne, comparé au transverse maximum.
Rapport du D. transverse moyen de la base au D. transverse maximum de la voûte — 100 (Hommes).
Mes. absol.
Rapport.
10 Savoyards .
99 mill.
10 Parisiens contemporains . ..
10 Nègres du Darfour .
10 Annamites .
10 Néo-Calédoniens .
Le diamètre bijugulaire ou postérieur de la base du crâne a des points de repère bien déterminés, mais qui ont besoin d’être précisés avec soin. Ce point est situé sur la suture temporo-occipitale (A, fig. 79 ; et 12, fig. 13) à la rencontre d’une ligne transversale coupant par le milieu les condyles de l’occipital, à l’angle postérieur d’un mamelonnement, qui n’est autre que le sommet de l’apophyse transverse de la vertèbre occipitale dans la théorie vertébrale du crâne dont nous allons bientôt parler: ce mamelonnement s’appelle les apophyses jugulaires en ostéologie, d’où la dénomination que j’ai donnée à ce diamètre. Il est utile ainsi que le diamètre sous-temporal, lorsqu’on veut arriver à une description raisonnée du type