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CRÂNE CÉRÉBRAL. — MESURES BASILAIRES

rapport au rayon lambdoïdien, ce qui veut dire que la courbe de la voûte du crâne conserve à peu près la môme hauteur du bregma â l’obélion et s’abaisse rapidement de l’obélion au lambda, etc.

Nous laissons de côté les systèmes spéciaux ayant pour objet la conformation extérieure du crâne ou de son contenu, tels que la triangulation de Welcker, le système d’Antelme (1) dont il a été dit un mot dans l’historique, le système de M. Kopernicki; nous n’insisterons pas davantage sur la méthode de M. Schmidt dont le principe peut être appliqué et adapté de bien des façons ; et terminerons par quelques mesures curieuses et ne manquant pas d’audace, du regretté Aitken Miegs.

L’éminent successeur de Morton proposait pour le crâne cérébral 21 mesures parmi lesquelles se remarquent les suivantes, en outre de celles de lui dont il a déjà été question.

La profondeur du plafond orbitaire donne, d’après lui, la longueur de la face inférieure des lobes cérébraux, de leur extrémité antérieure à l’origine de la scissure de Sylvius. Une tige en fer graduée et pourvue d’un crochet est introduite par la fente sphénoïdale, appuyée contre son extrémité externe et tenue en même temps bien horizontale ; le crochet, tourné en haut, s’arrête contre le bord postérieur de l’apophyse d’Ingrassias ou petite aile du sphénoïde à l’intérieur du crâne. Telle est du moins la façon dont nous avons compris et répété le procédé qui mérite examen.

La hauteur frontale donnerait le diamètre vertical des lobes frontaux, vers la jonction de leurs moitiés antérieure et postérieure. Le crâne étant orienté en plaçant les axes orbitaires horizontalement, on pose l’une des branches d’un compas à arc au centre du plafond de l’orbite et l’autre à la surface du frontal perpendiculairement au-dessus.

La hauteur pariétale interne ou hauteur des lobes cérébraux moyens. Elle se mesure, le crâne étant orienté de même, avec une aiguille introduite à travers le trou ovale à la face inférieure du sphénoïde et conduite verticalement jusqu’à la voûte du crâne.

La haut çur cérébr o- cérébelleuse interne q stprise suivant le même système, avec une aiguille rasant l’opisthion et s’élevant verticalement jusqu’à la voûte interne (2).

La crâniométrie ingénieuse de Aitken Miegs nous ramènent donc à notre point de départ. Morton, Philipps, Williamson, s’étaient efforcés de cuber à part les diverses chambres et régions de la cavité crânienne, il a continué leur œuvre en faisant converger toutes ses mensurations du crâne cérébral vers le même but. Prendre le crâne frontal, en mesurer la hauteur, la largeur, la profondeur, les courbes dans un sens, puis dans un

(1) Le nom d’Antelme a été imprimé à tort Anthelme, pages 139 et 134. La présente orthographe est la bonne, c’est celle de son mémoire sur la Céphalomètrie publié dans les Mém . de la soc. d'anthr ., t. I, p. 337, Paris.

(2) J.-A. Meigs, The mensuration of the humcin skull. Extrait du North Americ. med. chir. Review, sept. 1801. Philadelphie.

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