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CHAPITRE XX

Slave et du Savoyard. La race précédente ayant été fortement en contact avec celle-ci, des intermédiaires dus au métissage se rencontrent fréquemment entre les deux courbes; c’est ainsi que, dans le n° III de la figure 88, l’obliquité du méplat au niveau de l’obélion augmente et que la bosse occipitale fait une saillie plus marquée.

Une dernière série concerne la vue postérieure ou occipitale du crâne* dont il a été parlé page 128 (fig. 90 à 93).

Mais le principal exemple de la part que prennent les descriptions en craniologie est dans les déformations crâniennes de diverses sortes, quoiqu’elles n’échappent pas complètement, comme on va le voir, aux mensurations. C’est à ce sujet que nous consacrerons ce chapitre, mais en l’élargissant. Le complément, en effet, de l’étude du crâne normal, c’est le crâne anormal aussi bien par son volume que par sa configuration. Nous laisserons de côté les cas tératologiques incompatibles avec l’existence, et nous en tiendrons à ce que le craniologiste a le plus besoin do connaître chez l’adulte.

Anomalies de volume du crâne. — Elles sont par excès et par défaut. Les premières comprennent les képhalons de M. Virchow, qui seraient mieux nommés macrocrâniens (et non macrocéphales, d’abord parce que le moi est déjà employé dans un autre sens, et ensuite qu’il rappelle l’encéphale et non le crâne), si la construction en était correcte, et l’hydrocéphalie. Les képhalons sont par hypertrophie de l’encéphale, ou par épaississement avec ou sans éburnation des parois du crâne; nous n’en parlerons pas. Le second genre d’anomalies ou par défaut concerne la microcéphalie, dont il a été question en ce qui regarde le cerveau.

Hydrocéphalie. — Elle est de deux sortes : l’une est aiguë, amène presque constamment la mort et se rencontre dans les musées spéciaux d’anatomie pathologique, comme le musée Dupuytren, plutôt que dans ceux d’anthropologie. L’autre est chronique, générale ou partielle, laisse vivre le sujet et est une cause de trouble dans les séries de crânes dont elle tend à fausser les moyennes de mensuration ; c’est assez dire que les crânes qui en présentent des preuves certaines doivent être rejetés de ces séries.

L’hydrocéphalie générale est l’hydropisie des ventricules du cerveau, qui se distendent et dont la sérosité circule des uns aux autres par leurs communications habituelles élargies. Ce liquide, pressant de toute part, transforme le centre du cerveau en une véritable poche, et tend à arrondir la masse même de cet organe, qui transmet l’effort intérieur aux 1 parois internes du crâne, et tend par conséquent à arrondir de même sa surface extérieure. Les sutures, encore membraneuses dans la période de- t la première enfance où la maladie se produit, s’élargissent donc, l’ossifîcation y est retardée et troublée, des points isolés d’ossification se forment | sur les bords de la partie écailleuse des os. Lorsque le liquide diminue, | que la croissance du cerveau reprend son cours ordinaire, l’ossificationi i

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