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HYDROCÉPHALIE

du crâne rentre à son tour dans l’ordre, mais des signes persistent qui démontrent nettement ou laissent soupçonner le travail antérieur.

En premier lieu, la cavité cérébrale est plus ample. Les sujets, spécialement si l’on a fait travailler leur substance cérébrale, ont, toutes choses égales, un cerveau plus volumineux. Il serait fort intéressant, dans un de ces cas, de savoir les modifications à la fois de densité et de composition histologique qui en sont résultées. Les cellules cérébrales sont-elles alors en moindre quantité pour une même petite masse cubique, la névroglie est-elle plus abondante? Nous avons dit que certains cerveaux d’hommes de génie avaient été hydrocéphales dans leur enfance, et que leur excès de poids devait être attribué à cet antécédent. En second lieu, la cavité cérébrale est plus arrondie de toutes parts, les aspérités et reliefs naturels y sont moins prononcés, et par contre le crâne extérieur ressemble à une boule dans toutes ses parties supérieure, antérieure, postérieure et latérale; la base seule, qui a résisté, maintenant son étendue et sa forme habituelles. Il en résulte que les largeurs craniométriques de la base sont plus étroites que celles de la voûte et que, sur le vivant, le contraste entre les parties de cette base accessibles à la vue et la sphère qui s’élève et se dégage au-dessus, devient l’un des plus frappants moyens de diagnostic. En troisième lieu, le crâne est plus symétrique, plus régulier, la dolichocéphalie naturelle est amoindrie, la plagiocéphalie rare.

La science est mal fixée sur l’hydrocéphalie partielle que l’on admet moins par les autopsies que par la craniologie. Est-elle due primitivement à une hydropisie partielle des ventricules, cloisonnés par des brides ou obturés dans leurs communications de l’un à l’autre; ou à une hydropisie de certains espaces sous-arachnoïdiens circonscrits par des adhérences dans le cours d’une méningite chronique passant inaperçue? C’est au médecin à répondre. Ou bien ce que nous constatons en craniologie est-il le fait d’une réparation inégale du crâne, certaines sutures se fermant ou résistant, et d’autres restant ouvertes plus longtemps et laissant la pression intérieure s’exercer. Voici, en somme, les indices de l’hydrocéphalie légère ou partielle, s’ajoutant ou non aux signes précédents d’un caractère général : une bosse arrondie ou allongée à la partie supérieure de l’écaille temporale, parfois au niveau même de la suture une bosse sur les côtés verticaux du frontal en avant du ptérion ; une bosselure à la partie supérieure, interne et antérieure de l’orbite, en arrière de l’apophyse orbitaire interne ; une saillie générale du front qui est large, bombé, droit, parfois avec des bosses frontales pointues; une saillie de l’écaille occipitale qui est séparée des pariétaux par une suture très large, très enchevêtrée, à os wormiens nombreux, formant un plan incliné spécial, conduisant des pariétaux à l’occipital, tout à fait caractéristique.

La formation d’os wormiens, petits, nombreux et très accidentés est en effet l’un des effets les plus certains de l’hydrocéphalie dans sa phase de guérison. Ces os se rencontrent dans ces conditions de la façon la pins Topinard. — Anthropologie. ^6

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