LE FRONTAL CHEZ LES MAMMIFÈRES
L’une des dispositions les plus bizarres du frontal chez les mammifères s’observe chez les cétacés souffleurs, comme le dauphin. Chez eux la fonction olfactive étant presque anéantie, les organes qui lui répondaient s’adaptent au rôle de tube d’expiration de l’eau. Les narines se transportent en arrière et, s’ouvrant de bas en haut, mettentle pharynx en communication avec la face supérieure du crâne, tandis que le maxillaire supérieur s’avance sur les côtés de ces orifices et recouvre presque tout le frontal
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F?’, frontal ; pof, apophyse orbitaire postérieure de Cuvier devenant orbitaire externe del’homme; SO, sus-occipital; IP, interpariétal; P a, pariétal; S q, apophyse zygomatique du squamosal (portion écailleuse du temporal); Ma, os malaire ou jugal; L, os lacrymal ou. unguis; Ma?, maxillaire supérieur; Na, os propres du nez ou nasal; PMæ, intermaxillaire.
dont on ne voit plus qu’une petite bande mince transversale en arrière d’os nasaux tuberculeux, qui le recouvrent aussi. Dès lors les frontaux ne protègent plus qu’à peine une petite portion du cerveau et se contentent de former la paroi supérieure de l’orbite.
Le frontal, en effet, dont l’origine comme os de membrane indique le rôle général de protection vis-à-vis d’organes sous-jacents, remplit des fonctions diverses dans la série animale. Primitivement il recouvrait directement la région orbitaire à laquelle sa portion principale-