ÉCHANCRURES NASALES
| inférieures, les moyens dans les races moyennes, etc., c’est le conflit pris sur le vif entre deux tendances l’une de persistance de la forme animale, l’autre d’adaptation à la forme humaine la plus élevée. Le trait d’une race est à ce point de vue dans la proportion des formes opposées et la prédominance de l’une ou de l’autre.
Nous avons mentionné au chapitre X, page 291, l’épine et les échancrures nasales qui occupent le pourtour inférieur de l’ouverture nasale antérieure, en nous réservant d’en parler davantage ici.
Fig. 129. — Quelques variétés d’échancrures nasales.
L type européen à bord tranchant; 3, type à bord fortement émoussé ou arrondi; i, dédoublement du bord en deux lèvres ; 5, gouttières simiennes.
L’épine nasale dont je ne dis qu’un mot a été considérée par M. Allix comme l’un des caractères distinctifs entre l’homme et l’anthropoïde, le premier en étant toujours pourvu et le second jamais. Il est de fait que ce petit organe double est d’autant plus long d’une manière générale qu’on considère une race plus élevée, et qu’il s’amoindrit considérablement chez les nègres d’Afrique et d’Océanie et les Australiens; mais jamais il ne fait défaut, si imperceptible qu’il ait paru dans An cas ou deux. D’autre part il est bien réduit chez l’anthropoïde, mais on le retrouve toujours. Néanmoins le développement de l’épine nasale donne lieu à un caractère sériaire pour lequel Broca a institué une petite échelle de cinq échelons dans ses Instructions craniologiques auxquelles nous renvoyons.
Les échancrures nasales et leurs variations ont été décrites par moi Topinard. — Anthropologie. 51