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En première ligne se présentent les deux caractères que Daubenton a signalés en fondant la craniométrie comparée, il y a un siècle: la situation et l’inclinaison du trou occipital.
Situation et inclinaison du trou occipital. — Nous insisterons d’abord sur cette situation, mais elle est intimement liée à l’inclinaison du plan de cet orifice lorsqu’on considère le trou occipital d’une manière générale dans la série des mammifères.
Tout déplacement du trou occipital s’accompagne en effet d’un changement dans sa direction. Lorsqu’il est tout à fait en arrière, son plan est vertical; lorsqu’il est en dessous, il tend à l’horizontale; lorsqu’il est dans une position intermédiaire, il est plus ou moins oblique. G est que la partie postérieure et inférieure du crâne est arrondie ainsi que le montre la figure schématique 130 dans laquelle les lignes ponctuées représentent le prolongement vertical du plan du trou, à la façon de Daubenton. Toutefois il n’y a pas un parallélisme rigoureux entre les deux phénomènes. Chez les animaux. la situation du trou reste toujours plus postérieure que l’inclinaison ne semble le comporter ; ainsi chez les anthropoïdes le trou n’est presque plus oblique, et il est proportionnellement très en
arrière encore.
Chez l’homme, il se passe quelque chose de tout particulier. La partie inférieure de son crâne cérébral se relève avec l’apophyse basilaire de
l’occipital et le trou occipital suit le mouvement; en sorte que l’incli-
Fig. 130. — Figure schématique.
sphère à laquelle peuvent être comparées les faces postérieure et inférieure du crâne cérébral. V, verticale. Les quatre lignes ponctuées représentent à leur origine l’emplacement du trou occipital dans quatre positions et par leur prolongement la direction de ce trou.
type dans lequel le trou occipital est à la face postérieure; G, type de la majorité des quadrupèdes, entre autres des carnassiers ; A, type des anthropoïdes ; H, type de l’homme.
naison de celui-ci change de côté. Chez tous les animaux cette incli-
Fig. 131 et 132. — Situation du trou occipital à la base du crâne. (Fig. 131, gorille; 132, européen.)
naison est descendante, chez l’homme elle est ascendante ; aucun groupe