‹ Éléments d'anthropologie généraleChapitre 695 sur 980 · SITUATION DU THOU OCCIPITAL · texte numérisé non relu

SITUATION DU THOU OCCIPITAL

crâne postérieur de Broca, que Wyman mesura. Yoici ses chiffres, la projection du crâne total étant prise pour 100.

Rapport de la projection du crâne postérieur à la projection du crâne total = 100, d'après le plan antéro-postérieur maximum du crâne cérébral (Wyman).

Moyenne.

Maxim.

Min.

20 Blancs .

5 Tchuktchis .

17 Nègres .

28 Insulaires océaniens .

19 Hindous . .

15 Américains du Nord....

3 Gorilles adultes .

1 Chimpanzé .

Il en résulte en premier lieu que le basion est, dans toutes les séries et même dans tous les cas individuels sauf un, plus rapproché de la partie postérieure que de la partie antérieure du crâne cérébral et à plus forte raison du crâne total, ainsi que nous l’avons dit ; en second lieu qu’entre la série humaine la moins favorisée et les anthropoïdes se trouve le hiatus dont nous avons parlé, et en troisième lieu que les différences moyennes constatée s entre les divers groupes humains sont très faibles (6 unités au plus) en comparaison de celles entre l’homme en général et les anthropoïdes (22 unités). Toutefois, absolument parlant, le trou occipital serait un peu plus avancé chez le blanc.

La conclusion personnelle de Wyman était qu’il existe des différences sensibles dans la position du trou occipital dans les races, mais qu’elles sont faibles lorsqu’on les compare à la différence énorme entre l’homme et l’anthropoïde; puisqu’elles n’apportent pas un caractère sériaire dans les races, puisque par là l’Américain se trouverait au-dessous du nègre. 11 n’y a qu’une objection légère à lui adresser, c’est que sa ligne d’orientation rejette le trou occipital un peu en arrière, mais ceci ne touche en rien aux rapports des chiffres entre eux, sur lesquels reposent les conclusions (1).

Broca, dans son travail de 1862, a pris un autre plan, celui des axes oculaires, et, vu la difficulté pratique d’en faire usage, le plan alvéolo-condylien qui lui est parallèle à la base même du crâne. C’est dans ce travail que, pour la première fois en 1862, il a établi sa division du crâne en deux parties, le crâne postérieur ou projection horizontale en arrière du basion et le crâne antérieur ou projection en avant du même point, se décomposant à son tour en portion faciale et portion crânienne antérieure. Yoici ses résultats; ce sont encore des rapports au crâne total = 100.

(1) Jeffryes Wyman, Proceedings of the Boston Natural History Society, vol. X, 1868.

Page 1