SITUATION DU TROU OCCIPITAL
Proportion p. 100 du crâne antérieur au crâne total , d’après le plan de Blumenbach .
Européens.
32 Bas-Bretons . 4S.5
32 Basques français . 48.9
28 — espagnols . 48.9
43 Auvergnats . 48.9
43 Parisiens xne siècle . 49.2
77 — contemporains.. 49.4
22 Hollandais . 49.5
Jaunes et Noirs.
18 Chinois . 49.2
10 Nubiens . 50. G
5 Tasmaniens . 50.7
22 Polynésiens . 50.7
15 Australiens . . .. 51.0
18 Javanais . 51.3
31 Nègres occident . 51.4
11 Esquimaux . 51.5
10 Hottentots . 51.7
23 Néo-Calédoniens . 52.1
Il s’ensuit que le basion est situé en avant du milieu exact de la base du crâne chez tous les Européens, et en arrière, à une seule exception près, dans les autres groupes entremêlés sans aucun ordre ainsi que l’avait déjà remarqué Wyman. Les divergences chez les Européens sont d’une seule unité et, dans les races jaune et noire réunies, de 3 unités à peine, au total de 4 unités dans toute l’humanité.
Voilà donc trois documents, celui de Wyman et les deux de Broca, qui aboutissent à peu près au même résultat: les Européens seuls sq détachent de l’ensemble des races à ce point de vue; ils ont le basion plus antérieur, mais de peu.
Toutefois dans ces chiffres il y a une cause de malentendu dont il me paraît bon de faire la part. C’est du basion qu’ils parlent, tandis que c’est le trou occipital ou mieux son centre qui nous intéresse. Pour l’obtenir, il n’y a qu’à mesurer la longueur de ce trou, à en retrancher une moitié du crâne postérieur de Broca et à ajouter l’autre moitié à son crâne postérieur; c’est cela qu’il y a ensuite à comparer. D’autre part la première liste des rapports de Broca a été prise sur des dessins craniographiques, lesquels ne m’inspirent jamais qu’une confiance limitée, et la seconde d’après le plan contestable de Blumenbach.
Je me suis donc attaché à obtenir une nouvelle liste exempte de ces défauts sur des crânes choisis , particulièrement irréprochables comme conformation typique du groupe, d’un seul sexe et de races très opposées dans des conditions diverses. Ainsi mes dix Savoyards sont les plus brachycéphales de ceux que nous possédons ; les Néo-Calédoniens, les plus typiques comme Mélanésiens; les Maravars de l’Inde sont l’une des tribus ayant le plus de probabilité d’avoir conservé Te type ancien des petits noirs du Mahabarata et de Ctésias. Ces mesures ont été prises à l’aide de la planche à projection modifiée par moi, de la planchette de mon craniophore et de deux équerres du genre de celles qui accompagnent le même crâniophore; bref, comme faisait Broca avec le plan de Blumenbach, sauf l’adaptation au plan alvéolo-condylien. Chaque portion calculée