ANGLE OLFACTIF
selle turcique de la ligne oblique du clivus et de la ligne horizontale du planum sphénoïdal ; c’est Y angle de Landzert. Il est difficile à mesurer sur les animaux à cause de l’incertitude des points de repère et des irrégularités du clivus, mais chez l’homme il se détermine très correctement sur des coupes. Pour parer aux difficultés du procédé opératoire., Fick avait fait aboutir sa ligne supérieure à la suture naso-frontale. Virchow et Welcker ont été radicaux, ils ont institué un angle dont le sommet est à l’éphippium et les deux autres points déterminants au basion et à la suture nasale ; c’est Y angle sphénoïdal de Welcker.
Chez les animaux, les mêmes particularités anatomiques se succèdent du basion au nasion, mais affectent des rapports angulaires différents. Chez l’homme, la caractéristique était l’angle sphénoïdal faisant saillie du côté de la cavité crânienne. Chez les animaux, l’angle sphénoïdal n’existe plus ou tend à saillir du côté de la face : les deux lames osseuses parties du basion tendent à rester parallèles et n’ont pas le plus souvent de sinus sphénoïdaux dans leur intervalle ; la lame quadrilatère et la saillie de l’éphippium se réduisent à de simples vestiges, la selle turcique s’efface et, ce qui est plus important, un angle nouveau apparaît à l’union du bord antérieur du planum et de la lame criblée. Il est dû à la fosse olfactive et aux gouttières ethmoïdes qui se relèvent, la première davantage, les secondes moins, en sorte que si l’on veut mesurer l’inclinaison de l’une, puis des autres, on a deux angles un peu différents. Le premier est Y angle de la fosse olfactive (de son entrée), le second celui de la lame ‘Criblée. Les deux ont de l’intérêt, mais le premier est plus facile à déterminer.
Je ne sache pas que cette disposition si spéciale aux animaux et si différente de celle de l’homme ait été signalée. Lorsque sur un crâne d’animal ouvert par sa partie postérieure et supérieure le regard plonge au dedans de la cavité, il rencontre l'ouverture presque verticale de la fosse olfactive qui forme l’extrémité antérieure à proprement parler delà cavité crânienne, et au fond de la fosse les deux lames criblées un peu plus inclinées. Chez l’homme c’est tout différent, il n’y a plus de trace de fosse et les lames criblées sont couchées horizontalement.
Il est évident que l’abaissement de la lame criblée, qui commence à se manifester chez les singes et davantage chez les anthropoïdes pour devenir horizontale chez l’homme, est dû à l’accroissement de volume du cerveau qui en refoule mécaniquement la partie supérieure. Cette action de l’encéphale se suit aisément sur une série d’animaux, notamment en comparant certains chiens plus intelligents, comme le chien de boucher, avec certains autres moins favorisés. La lame criblée par laquelle se tamisent les nerfs olfactifs occupe d’abord une fosse étroite et profonde, oü se loge le bulbe olfactif qui dépasse de beaucoup en avant le cerveau auquel il est étranger; à une étape plus avancée la fosse s’élargit, laissant sur ses côtés les voussures des orbites très bombées; à l’étape sui-