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CHAPITRE XXII

vante, la fosse olfactive grandi t encore en largeur, les voussures des orbites sont refoulées, il ne reste plus qu’une trace de fosse spéciale au bulbe olfactif, par exemple chez les anthropoïdes. Enfin apparaît la dis position humaine : le cerveau a débordé les lobes olfactifs en tous sens, et les recouvre; il s’est développé en largeur, s’est creusé lui-même ses fosses frontales et a même dépassé un peu les lobes olfactifs en avant. C’est secondairement parce mouvement d’expansion que les orbites sont projetées en avant par leur extrémité externe et que la divergence de leurs axes diminue progressivement jusqu’à l’homme.

Fig. 145. — Coupe antéro-postérieure d’un crâne de carnassier.

A, cavité cérébelleuse; B, cavité cérébrale; C, sa loge antérieure; D, fosse olfactive; F, os frontal ; N, os nasal ; I, intermaxillaire ; M, maxillaire supérieur ; P, palatin ; V, vomer ; H, planum sphénoïdal; E, ephippium; G, clivus ; K, basion; O, opisthion.4

Voici un aperçu des chiffres donnés par les deux angles formés parle planum avec l’entrée de la fosse olfactive, ou les lames criblées qui en forment lefond en empiétant sur la face. Chez les singes et anthropoïdes ces angles grandissent; chez l’homme, ils disparaissent totalement. Je ne donne pas le second angle chez les singes semnopithèques et mycètes parce que leur lame criblée tend à s’incliner d’une façon inattendue en dessous, disposition qu’on ne retrouve plus chez les anthropoïdes et dont je n’ai jamais va de réminiscence chez l’homme.

Angle

de la fosse olfactive, de la lame criblée.

1 cheval .

1 tigre .

3 chiens .

1 blaireau .

4 chats .

3 singes semnopithèques...

2 — hurleurs .

4 anthropoïdes .

Homme. . . .

(Horizontalité).

Ces deux angles et spécialement le premier fournissent donc d’excel-

ANGLES SPHÉNOÏDAUX.

lents caractères zoologiques ; ils creusent un abîme entre l’homme et les animaux. Quant aux races humaines, ils ne peuvent rien leur apporter, l’horizontalité absolue n’admettant pas de degrés.

Des deux angles de Landzert et de Welcker le premier est le plus cor* rect, il exprime l’inclinaison de deux lignes, celle du planum et celle du clivus qui jouent le véritable rôle dans la saillie que fait la face du côté de la cavité crânienne ; mais les points de repère sont si incertains, les aspérités du clivus, la lame quadrilatère qui le termine, sont si capricieux, la surface du planum est si réduite parfois qu’on n’ose se fier à ses chiffres chez les animaux. Sous ces réserves je dirai que sur les 12 quadrupèdes chez lesquels j’ai mesuré l’angle de Landzert il a toujours été positif, c’est-à-dire ouvert en bas, et a varié de 178° à 156°, que chez huit singes il a quatre fois été négatif, c’est-à-dire ouvert par en haut, mais peu, et que sur quatre anthropoïdes, il a varié de 145° à 159°, étant toujours positif. Chez l’homme en revanche il se mesure bien et il est toujours positif aussi et avarié sur 56 cas de 102° à 131°, ce qui de ce maximum au minimum des anthropoïdes laisse un intervalle de 14°. L’angle de Landzert donne donc un bon caractère zoologique. Il montre que chez l'homme, contrairement à ce que l’on aurait pu attendre, le massif de la face tend à pénétrer dans la cavité crânienne et à y former un angle plus saillant que chez les anthropoïdes et à plus forte raison que chez les carnassiers et pachydermes. Nous verrons ce qu’il donne chez les hommes comparés entre eux.

L’angle de Welcker a des points fixes bien déterminés, mais par cela même il est la résultante des variations du relief et de la situation de chacun. Le sommet que j’ai adopté est celui que donne cet auteur, le bord postérieur de la gouttière optique, mais il arrive souvent que le véritable point culminant est situé à sa lèvre antérieure. Quoi qu’il en soit, il donne lieu à un bon caractère zoologique qui établit tout d abord une profonde démarcation entre les quadrupèdes d une part, et les anthropoïdes et l’homme de l’autre, les singes présentant quelques contradictions bizarres comme avec l’angle de Landzert ; puis une nouvelle ligne de démarcation plus forte qu’avec ce dernier, mais moins forte qu avec les angles olfactifs, entre les anthropoïdes et l’homme. En un mot l’angle sphénoïdal de Welcker est toujours négatif chez les animaux venant hiérarchiquement avant les singes, et toujours positif chez les anthropoïdes et l’homme. Voici les chiffres :

Angle sphénoïdal de Welcker.

1 cheval .

4 singes hurleurs....

3 chiens .

— igi°

3 semnopithèques. .

1 fl OTP

1 mandrill .

1 lrmtvp

— iGG°

1 cébus mico .

4 chats .

4 anthropoïdes .

1 blaireau .

Homme . . .

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