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CHAPITRE XXII

Il n’en résulte pas un caractère de la nature de ceux qu’on aime à découvrir en anthropologie, un de ces caractères qui distribuent les races dans un ordre sériaire et respectent la division classique en trois embranchements que l’ensemble des caractères oblige l’anthropologiste à admettre. Non, et cependant il s’en suit un trait distinctif, capricieux en apparence, à exploiter. Une mesure qui donne 20 p. 100 d’écart de l’Esquimau au Paria et qui établit des rapprochements conformes aux impressions que la vue laisse, est une bonne mesure. 11 n’est pas de craniologiste ayant manié beaucoup de crânes qui ne dise que l’Esquimau et le Néo- Calédonien ont la face la plus haute, la plus grande, pas un qui n’ajoute que le Lapon, l’Andaman, l’indigène noir de l’Inde ont la face au contraire la plus petite. Or l’aire calculée du triangle facial en apporte la confirmation. C’est donc un caractère à conserver et dont il faut poursuivre l’étude. 11 n’est pas sériaire, il ne continue pas dans les races humaines un mouvement commencé et soutenu de progression dans l’échelle des animaux, il ne mérite donc pas le titre de caractère zoologique ou subzoologique, mais il rentre dans une catégorie nouvelle dont il sera question plus tard, celle des caractères indifférents ou empiriques.

Volume de la face. — M. Schmidt de Leipsik a poursuivi avec patience ses recherches sur le module crâniométrique de l’homme pour la face comme pour le crâne (lj et obtenu des chiffres qui viennent à l’appui de cette conclusion. Yoici sa façon de procéder, analogue à celle qu’il emploie sur le crâne.

La limite supérieure de la face, pour lui, est le plan passant par le bord supérieur des orbites en avant et par le fond des cavités glénoïdes du temporal en arrière; la limite postérieure est le plan qui suit la branche postérieure de la mandibule ;.la limite inférieure passe par le bord inférieur de celle-ci. Remplissant l’espace intermédiaire à ces trois plans avec de la cire et fermant avec la même substance les ouvertures et intervalles en avant et sur les côtés, il plonge la masse dans l’eau et en détermine le volume absolu. Ceci fait, il prend les trois diamètres naso-mentonier,. alvéolo-basilaire et bizygomatique comme exprimant le mieuxla longueur verticale, l’épaisseur antéro-postérieure et la largeur de la face, les multiplie et en extrait la racine cubique. Reprenant les trois mêmes diamètres, il les additionne et les divise par trois. De ces deux derniers résultats quel est le meilleur, celui dont les variations dans les races suivent le mieux les variations correspondantes du volume absolu? Sa conclusion, en tenant compte de la facilité et de la rapidité des opérations arithmétiques, est en faveur du troisième, qui devient son module facial, variable avec les crânes et ayant une correspondance connue avec le volume réel.

M. Schmidt obtient ainsi indirectement le volume approximatif de la face, qu’il a calculé dans une trentaine de séries de diverses grandeurs

(1) E. Schmidt, Recherches craniologiques (Kraniologische Untersuchungen), in Arch. fur Anthr. Brunswick, 1879.

et reproduit dans un tableau général. J’en extrais les moyennes ci-après en centimètres cubes, et le fais suivre de son rapport au volume moyen du crâne obtenu par le même auteur, comme il a été dit page 685. Les deux séries sont disposées de la moyenne la plus forte à la moyenne la plus faible.

Volume de la face.

1° Absolu.

2o Relativement au

crâne.

Slaves .

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