LIMITE INFERIEURE DE LÀ FACE
m arrivera encore de donner des mesures prises sur la face munie de sa mâchoire, mais de fait elles offrent cette cause d’erreur à laquelle on pare en interposant entre le fond de la cavité glénoïde et le condyle une
petite plaque en caoutchouc; un fac-similé rigoureux du ménisque serait préférable.
La conduite généralement suivie dans les laboratoires où l’on étudie le crâne sans sa mâchoire inférieure, et celle-ci à part, est donc assez légitime. Cependant il ne faudrait pas la pousser trop loin. La face doit être étudiée autant que possible avec sa mandibule, et les deux mâchoires avec leurs dents.
Je signale une troisième objection à l’étude de la mandibule en place, mais qui tombe avec un peu d’expérience. Très souvent, même lorsque les collectionneurs ont pris les plus grandes précautions et qu’on certifie le plus la provenance, la mâchoire inférieure indiquée n’est pas celle du sujet. Rien n’est plus facile à comprendre que ces erreurs dans un ossuaire ou un cimetière, même lorsqu’on opère soi-même la fouille ; dans les conditions où l’on est le plus en droit de compter sur les sujets, elles se produisent, par exemple à l’amphithéâtre.
Pour reconnaître qu’une mâchoire appartient bien au sujet, il ne suffit pas de voir que les dimensions, les courbes des arcades alvéolaires, les condyles et les cavités glénoïdes se correspondent bien, il faut s’assurer que les dents, particulièrement les molaires, s’adaptent exactement parleurs ondulations ou leurs surfaces d’usure. Lorsqu’il en est ainsi, que les dents s ajustent bien et ont conservé leur longueur, le condyle laisse un jour assez considérable entre lui et le fond de la cavité glénoïde d’une part, entre lui et la paroi postérieure de celle-ci d’autre part. G’est la place vacante du ménisque disparu, et la preuve que, pour mettre en position la mandibule, il ne faut pas, comme on le fait habituellement, enfoncer le condyle dans la cavité articulaire temporale. Le seul point de repère de la position rigoureuse du maxillaire inférieur, c’est l’adaptation exacte des molaires correspondantes. Généralement alors les dents incisives inférieures répondent à la lèvre postérieure du tranchant des incisives supérieures. Au contraire, si le condyle est repoussé dans sa cavité et que les molaires cessent d’être dans l’état d’adaptation, les dents incisives inférieures ne touchent plus les^supérieures et portent à faux en arrière.
La limite inférieure de la face à considérer sur les crânes habituels de nos collections n’est donc pas au bord inférieur de la mandibule , mais à la face inférieure du maxillaire supérieur. Elle n’est pas constituée par le plan de mastication de Barclay, tangent au bord libie des dents, comme cela serait logique, mais par le plan tangent au bord alvéolaire dépourvu de dents, dont le point médian prend le nom de 'point alvéolaire sans qu’on ait même jugé à propos de le faire suivre du mot supérieur. Notre rayon basilo-dentaire était une hardiesse que nous