‹ Éléments d'anthropologie généraleChapitre 747 sur 980 · GO · texte numérisé non relu

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de Cafrerie .

5 Usbecks du Turkestan..

du Sénégal .

5 Chinois .

de Kordofan

5 Néo-Calédoniens .

L’écart des moyennes était de 7° avec l’angle de Camper et, en raison du petit nombre de sujets, de 6° avec celui de Cuvier. Il descend ici à 5°6, quoique le nombre de sujets soit plus grand. Ce résultat dépend évidemment de la perte d’influence des dents absentes et montre que dans les angles faciaux il faut, lorsqu’on le peut, donner la préférence à ceux tenant compte des dents, c’est-à-dire préférer le point dentaire au point alvéolaire.

Les trois angles qui précèdent de Camper, de Cuvier et de Cloquet, mériteraient d’être réunis sous le nom d’angles faciaux auriculaires, si cette épithète n’était adoptée déjà pour désigner les angles dont le sommet est au point auriculaire même, comme ceux de Broca et de Davis. Ils comportent, en effet, des questions communes : un point les divise, le sommet de l’angle ; un point les unit, le trou auriculaire ; le troisième est à discuter pour les trois angles.

Le centre du trou auditif était encore inébranlé dans la faveur du public lorsque ce troisième point, Je supérieur de la ligne faciale, était sérieusement attaqué. Avec Camper, il tombe 19 fois sur 20 à la glabelle et une fois aux bosses frontales. Pour Jacquart, il doit être placé à la dépression qui surmonte les arcades sourcilières. Pour Deschamps, qui avait vu que parfois les sinus remontent plus haut, le point devait s’élever plus haut encore. Pour les anthropologistes de la guerre de la séces-

partie la plus saillante ; dans celui-ci, et celui de Cloquet qui va suivre, j’ai pris un point constant suivant l’usage à présent, l’ophryon. Il m’a paru inutile de troubler la suite des idées que je développe en indiquant cette particularité.

(1) Ses fiches auriculaires étant un peu grêles élèvent le centre du trou auditif et tendent à donner un angle plus aigu. Les rapports des moyennes entre elles n’en sont pas affectés, bien entendu.

ANGLE FACIAL DE CLGQUET. S7o

sion américaine, il doit être placé d’une façon permanente aux bosses frontales. Que faut-iUchoisir ? C’est ce que nous allons examiner, lorsque nous aurons vu la valeur des autres points de repère de l’angle.

De même que dans une ligne il y a deux points pouvant varier indépendamment l’un deT autre, dans un angle il y en a trois. Un angle est d’autant meilleur en craniométrie que deux d’entre eux sont plus immobiles, et qu’on peut par conséquent rapporter les variations à un seul des points, ou que les changements de l’un des premiers ou des deux se produisent davantage dans le même sens que les variations du troisième. Les trois points ici sont : l’auriculaire, l’alvéolo-dentaire et le fronto-glabellaire.

Le point auriculaire est le centre du trou auditif externe, c’est-à-dire d’une ouverture infundibuliforme, de forme irrégulièrement ovale, à grand diamètre vertical, qui fait suite au conduit auditif externe dont la première partie, celle dans laquelle pénètrent les fiches auriculaires des goniomètres, nous intéresse seule. Elle est courbe, à concavité regardant en bas, un peu obliquement dirigée en avant et souvent aplatie directement d’avant en arrière, ou d’avant en arrière et de bas en haut. Le centre en est donc difficile à déterminer sur les dessins stéréographiques où il se trouve plus ou moins haut, suivant que la pointe de l’aiguille indicatrice se sera guidée sur tel ou tel détail de l’ouverture ; et encore plus rebelle aux fiches auriculaires des goniomètres dont un modèle uniforme convenant à tous les crânes est impossible à obtenir. Ces fiches, petites ou grosses, longues ou courtes, pénétrant peu ou beaucoup, droites ou obliques en avant, arrondies, olivaires ou aplaties d’avant en arrière, placent convenablement le centre du trou sur certains crânes ; puis, tout à coup, par l’inattention de l’observateur ou quelque soin qu’il y apporte et sans pouvoir y remédier, ne s’adaptent plus et exhaussent ou abaissent indûment ce centre. De là des variations de l’angle facial, par suite du point auriculaire, très communes de 1 à 5°. A cela il faut ajouter que normalement le trou auditif varie de hauteur dans des limites plus grandes qu’on ne l’imagine, ce qui apporte un nouvel élément dans la question de l’angle. Dans les arts, où l’essentiel est d’obtenir l’effet désiré, l’on arrive à cet effet en abaissant ou élevant l’oreille suivant qu’on veut dessiner un dieu ou un faune, et avoir un angle facial plus ou moins ouvert ; on associe ce petit moyen à un redressement ou une inclinaison de l’axe de l’oreille ; tous s’y trompent et la légende de l’angle facial se perpétue ainsi dans le public. La suppression du point auriculaire n’est donc pas à regretter dans les angles faciaux se rapportant à d’autres lignes horizontales.

Le point alvéolo- dentaire ou mieux les points alvéolaire et dentaire, suivant qu’on considère l’angle de Gloquet ou ceux de Cuvier et de Camper, peuvent être réunis. Le point alvéolaire donne le minimum, le point dentaire donne le maximum au point de vue cherché. Ils varient de deux

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