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CHAPITRE XXIV

façons : d’abord dans leur ensemble parce qu’ils suivent presque parallèlement le mouvement de projection en avant de la mâchoire supérieure, et particulièrement de la région alvéolo-sous-nasale qui joue le principal rôle, comme nous le verrons dans le prognathisme ; et ensuite parce que les alvéoles comme les dents qu’elles supportent diffèrent considérablement, et d’une façon caractéristique, suivant les races et suivant les individus. Les petites différences de détail que présentent les dents et les alvéoles concourent, du reste, dans le même sens, avec le développement de 1 appareil maxillaire dans son entier, au degré de relèvement par en bas de la ligne faciale supérieure, c’est-à-dire à ce que 1 on veut connaître. Cuvier a si bien senti que la grandeur de l’angle facial est essentiellement subordonnée au développement de ces parties qu il n’a pas hésité, dans son mémoire sur les singes, à y transporter directement le sommet de l’angle.

Le point fronto-glabellaire de Camper comprend les bosses frontales appartenant au crâne cérébral et la glabelle dépendant de la face, et englobe la dépression intermédiaire au bas de laquelle est l’ophryon. L’idée primitive de Camper, ainsi qu’il a été dit, concernait le visage et non la face anatomique ; il ne songeait qu’à la physionomie générale du profil et à ses différences avec l’homme d’une part dans les têtes de convention des Grecs, et de l’autre chez les animaux. La légende du rapport des développements de la face et du crâne, qu’exprimerait l’angle de Camper, a pris son origine plus tard, sous la plume de Cuvier, ayant en vue les animaux, et a été répandue par Gall : « Il est clair, dit Cuvier dans son Anatomie comparée (1), qùe plus le crâne augmente de volume, plus le front doit saillir en avant, plus la ligne faciale doit faire un grand angle avec celle de la base du crâne » (du crâne cérébral). Oui, assurément, cela est clair chez les animaux chez lesquels le cerveau présente de grandes différences de volume, et souvent même n’atteint nullement l’extrémité supérieure de la ligne faciale, mais non pas chez l’homme. Cuvier le savait si bien que dans une lionne partie des angles de Camper, qu’il publie chez les animaux, il déplace cette extrémité et la fait aboutir sur des coupes à la paroi interne du crâne afin de lui faire rendre ce qu’il désire (2).

Chez l’homme, l’encéphale a un volume énorme mais défini chez l’adulte

(J) Page ICI de la 2e édition, t. II, 1837.

(2) Voici quelques exemples des différences obtenues par Cuvier en déplaçant l’extrémité supérieure de la ligne faciale, et la portant à la paroi interne de la cavité cérébrale.

Chien . .

Loup . .

Hyène. .

Sarigue.

Angle habituel. Angle modifié.

A la surface externe, 41° A la surface interne, 30°

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