ANGLE
FACIAL ALVÉOLO
-CONDYLIEN.
Guanches anciens .
Malais .
Corses .
Nubiens anciens d’Éléplian-
Parisiens .
tine .
Basques espagnols .
Cafres .
— français .
Nègres de l’Afrique occiden-
Bretons .
taie .
Auvergnats .
Boshimans et Hottentots,...
Juifs .
Australiens .
Mongols divers .
Tasmaniens .
30 Polynésiens .
Andamans .
Fidjiens de l’intérieur .
Chinois .
Néo-Calédoniens. .
Indo-Chinois .
Il semble, à première vue, qu’il y ait là un caractère sériaire, les Européens occupant le faîte de la liste, les races jaunes le milieu, et les noirs la fin, les Boshimans étant au bas de l’échelle. En y regardant de près on découvre toutefois bien des anomalies, mais à côté des rapprochements curieux.
Ainsi les races préhistoriques de France, qu’on devrait croire inférieures relativement aux races contemporaines, ont un angle facial plus élevé. Avec l’époque mérovingienne, et pour plus de précision, avec la population essentiellement prise dans la race conquérante récente, de Chelles, de Champlieu, etc., près Paris, on voit apparaître un élément à angle facial moins favorisé. Il en résulte que c’est l’introduction de cet élément qui aurait diminué l’angle facial dans les populations françaises étudiées après. L’angle facial est même plus grand dans la race de la pierre taillée que dans celle de la pierre polie, ce qui montre que c’est bien la race du sol qui chez nous a une ligne faciale voisine de l’angle droit, tandis que l’élément étranger venu vers Père chrétienne a cette ligne plus inclinée. Broca avait remarqué ce fait déjà, en constatant l’analogie sous ce rapport entre les gens de la caverne de l’Homme-Mort, les Guanches et les Corses.
D’autre part la ressemblance de l’angle des Australiens et Tasmaniens avec celui des Basques français, Bretons et Auvergnats, jette de la défaveur sur cet angle, et cependant elle s’explique par la saillie de leurs glabelle et arcades sourcilières dont l’influence se fait encore sentir sur l’ophryon. Le groupe des races jaunes est fort homogène, mais entre elles et les nègres ou noirs, la séparation laisse à désirer.
En somme, de l’angle moyen le plus grand au plus faible, l’intervalle est de 13°, ce qui donne la prééminence à ce mode d’angle facial sur celui de Camper. Pour les cas individuels il est bien supérieur encore, les deux extrêmes que nous avons trouvés étant de 89°, 33 chez un Parisien et de 63°, 83 chez le Namaquois dont nous avons déjà si souvent parlé, soit un écart de 26°. Au-dessous de 84°, 3 se sont rencontrés 19 Parisiens sur 350,