CHAP1THE XXIV
■S Sî
o jaunes sur 57 et 1 seul nègre sue 176. Inversement, au-dessous de 70", 7 il y eut 5 Européens sur 589, 3 jaunes sur les mêmes 57 et 10 nègres suites 176.
L’angle facial, comme tout caractère crâniométrique, est à étudier suivant les âges, les sexes, les races et les individus, par la sériation et les moyennes ; c’est l’œuvre des monographies. Le petit tableau ci-après montre que le sexe semble indifférent; du moins les différences sontelles contradictoires.
Angle facial alvéolo-condylien. Différences sexuelles.
Parisiens . 158 hommes, 79.4 192 femmes, 79.1
Javanais . iG — 75.9 7 7G.8
Nègres d’Afrique. . . G9 — 77.7 24
Concluons sur l’ensemble des angles faciaux que le plus logique, le plus pratique sur le crâne, et en même temps le meilleur comme résultat, est le dernier. Il m’est arrivé dans le cours de mes recherches sur ce sujet et sur ceux qui le touchent de près, de ne jamais faire voir ie jour a des mensurations laborieusement poursuivies sur un millier de crânes et plus ; il en est dont je ne dirai rien même dans cet ouvrage, cela me donne le droit de parler hautement là où je me suis lait une conviction.
De deux choses l’une : ou il faut renoncer â l’angle facial sur le crâne, ceux de Camper, de Cuvier et de Cloquet, sans être mauvais, ne valant pas la peine qu’ils donnent ; ou il faut adopter l’alvéolo-condylien qui, sans conduire à un caractère parfait, promet.
Nous en avons fini avec la ligne générale de profil de la face supérieure. Rationnellement, il faudrait passer à celle de la face inférieure, mais il y a avantage à ne pas abandonner la face supérieure, à traiter ce qui regarde les lignes secondaires de profil, et à nous expliquer une bonne fois sur le prognathisme.
Prognathisme. — Prichard désignait sous le nom d q prognathe (de ^po, en avant, et yvàOoç, mâchoire) l’une de ses trois formes particulières de tête, celle dont « l’allongement ou la proéminence des mâchoires est le trait principal et qui s’observe parmi les nations les plus dégradées de l’Afrique et les sauvages de l’Australie. Par là seulement, ajoute-t-il, l’homme ressemble aux chimpanzés et autres grands singes. En d’autres termes, c’est le museau ou ce qu’il en reste chez l’homme que Prichard appelait ainsi. Plus tard, A. Retzius créa le mot orthognathe (de ôpôo'ç, droit) par opposition avec le précédent. Celui de opisthognathisme (de 07ct<yBe, en arrière) vint ensuite d’une façon arbitraire et relativement à quelque méthode mal entendue. Le profil de l’homme est en effet toujours oblique et les mâchoires dépassent toujours la ligne verticale, abaissée del’ophryon