‹ Éléments d'anthropologie généraleChapitre 761 sur 980 · CHAPITRE XXIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIV

Lorsque j’étais dans l’Allemagne du Sud et qu’on m’y présentait des échantillons réputés typiques des anciennes races germaniques, je fus toujours frappé du fait. La figure 160, empruntée à la photographie d’un crâne que M. de Hôlder a choisi entre tous pour représenter le type germanique qu’il défend contre le type frison de M. Virchow, est en effet prognathe. Le type mérovingien (fig. 161) que M. Lagneau a publié dans son article France du Dictionnaire encyclopédique des Sciences médicales ,

Fig. 160. — Type germain des Reihengraber (de Hôlder].

sans songer à ce caractère, est prognathe. C’est un trait germanique qui saute aux yeux et que confirme la craniométrie, à la fois avec l’angle facial et avec l’angle alvéolaire. Hâtons-nous de dire que par germanique nous n’entendons que les tribus d’outre-Rhin grandes et blondes d’avant l’ère chrétienne, l’un des derniers écoulements de ceux que nous avons appelé des Kymris d’une manière générale. Ainsi que le rappelle M. Lagneau, le mot de Germains est entré en scène fort tard, un peu avant Tacite, et n’eut qu’une signification circonscrite. Celui de Cimmériens l’a

Page 1