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CHAPITRE XXIV

il est de 32°, soit de 93° chez un Néo-Calédonien à 61° chez un Mérovingien. Ce dernier est l’un des cas qui me font dire que parmi les races blondes se rencontrent des types à menton très proéminent; du moins les plus remarquables m’ont-ils toujours présenté ce caractère à l’œil nu.

On sait que le menton proprement dit sur le squelette s’offre sous la forme d’une surface triangulaire à base inférieure donnant lieu parfois à un relief très accusé, dont les angles latéraux inférieurs écartés jusqu’à 33 millimètres se redressent, quelquefois en se mamelonnant, et dont le sommet se perd plus ou moins nettement dans la direction de l’interstice des deux incisives médianes. Ce type particulier est fréquent chez les Francs, le triangle est presque exhaussé, et c’est le relèvement de sa base qui diminue surtout l'angle symphysien, et en même temps, le prognathisme mandibulaire de tout à l’heure. Voilà le premier genre de menton. Un second, c’est lorsque le triangle s’émousse sur ses bords, s’arrondit et même s’efface ; ainsi effacé, le menton vu de profil est absolument droit, ce qu’on ne rencontre guère que dans les races inférieures ou chez les idiots et aliénés. Le troisième genre est le menton arrondi ou fuyant, tel que celui de la Naulette (fig. 163, n° 2), qui se rapproche de celui des anthropoïdes; mais il est très rare. Malgré tous mes efforts je n’ai jamais pu retrouver le pendant, à ce point de vue, de cette célèbre mâchoire quaternaire. La mâchoire du Néo-Hébridien qui semble jusqu’ici en être la plus voisine, à une exception près publiée je ne me souviens plus où, est simplement à menton droit. On ne confondra pas en effet la fuite en arrière du menton proprement dit, sur une mâchoire que l’on tient dans sa main, avec l’inclinaison en arrière de la ligne générale alvéolo-mentonnière par rapport au plan inférieur de la mandibule (angle symphysien), ou au plan horizontal du crâne dans l’attitude naturelle de la tête (angle facial inférieur). La mâchoire de la Naulette, sous la réserve du cas auquel je fais allusion et dont j’ai perdu le souvenir exact, est unique dans la science. Elle appartient à un type mandibulaire éteint.

Le complément de l’étude du profil de la face dans sa partie inférieure et sur la ligne médiane, c’est le rayon basilo-mentonnier à comparer avec le rayon basilo-dentaire lorsque ce sera possible. Associés à la ligne dento-mentonnière ils donnent l’aire du triangle facial dont j’ai donné des exemples page 831. Son rapport avec l’aire du triangle facial supérieur placé en regard dans le même tableau prête à des considérations utiles.

Je me borne à transcrire ici, pour terminer, quelques exemples de ces deux rayons basilo-mentonnier et basilo-dentaire (jonction des dents et, pour plus de précision, bord des incisives supérieures) en y ajoutant le basilo-ophryaque.

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