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CHAPITRE XXV

En Allemagne, M. Virchow entre autres fait usage aussi d’un indice facial total, mais qu on ne saurait en aucune façon rapprocher du précédent. D une part, en effet, il prend pour dénominateur la largeur bizygomatique, et de i autre il ne fait remonter la longueur qu’à la racine du nez. Du reste M. Virchow travaille plutôt sur des crânes isolés ou de toutes petites séries et n a pas publié de listes de moyennes de son indice que je puisse reproduire. Or j ai dit que la nécessité la plus urgente de la ci amoindrie en ce moment après 1 uniformisation des mesures, c’est d avoir des listes de moyennes dans les races les plus opposées, afin que chacun puisse les consulter, savoir où par la mesure examinée il doit ranger le crâne ou la série de crânes qu’il étudie, et se rendre compte de la portée exacte de ses chiffres. Une mesure ou un indice n’est acquis à la science que du jour où des listes reposant sur des quantités suffisantes de cas ont été publiées sur elle. L’indice facial total de tout à l’heure remplit suffisamment ces conditions.

Apiès 1 indice facial total vient l’indice facial limité à la portion supérieure de la face.

SmSice facial supérieur. — L’indice précédent avait l’avantage de répondre parfaitement à celui qu’on peut prendre sur le vivant; je dis qu’on peut prendre, car on verra plus tard qu’il y a mieux à faire ; il allait de 1 ophryon ou point intersourcilier au menton pour la longueur. Celui-ci devrait de meme comprendre les dents; mais c’est une mesure essentiellement de laboratoire, se pratiquant sur des crânes qui le plus souvent manquent de dents. Il faut 1 accepter ainsi. Broca le premier en a fait usage, quoiqu il n ait rien publié sur le sujet. Les chiffres extraits de sesregistres que je vais donner n’ont jamais vu le jour, v Malheureusement Broca, obéissant à une règle adoptée, et qui n’a aucune raison d’être absolue, a pris pour dénominateur la mesure la plus grande, qui dans ce cas est la largeur bizygomatique, et lui a rapporté la mesure la plus petite, qui est la ligne ophryo-alvéolaire directe. Les Allemands 1 ont imité sur le premier point et peut-être à tort, mais non sur le second, où, comme dans le cas précédent^ ils n’ont fait commencer la face qu à la racine du nez. Il y a donc encore ici à se défier lorsque dans leurs ouvrages il est question de l’indice facial. Non seulement il peut être confondu, non suivi de l’épithète de supérieur , avec l’indice facial total,

mais il peut concerner des indices différents dont les nomenclatures sont tout au ires.

Suivent quelques-unes des moyennes inédites de Broca portant sur les deux sexes réunis. Sur 31) doubles séries de chaque sexe, 16 fois l’indice était un peu plus fort, le plus souvent par la décimale seulement, chez la iemme, et 23 lois il était moindre. J’en conclus que les différences sont dues au hasard et que par conséquent il n’y a pas lieu de séparer les sexes. G est du reste la règle à adopter, sauf exception pour les indices ; la séparation n’est de rigueur que pour les mesures absolues.

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