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SAILLIE DES OS MALAIRES

bites 1 exhaussement inverse est dû en dedans au remplissage des fosses canines, un peu en dehors à l’épaisseur que prend la partie du maxillaire supérieur que l’on a appelée son apophyse malaire, et plus en dehors par les os malaires. Rien n’est plus frappant que le contraste entre les parties latérales des narines antérieures excavées, évidées au maximum chez le Basque typique et chez l’Arabe, et les memes pleines et relativement boursouflées dans la race jaune.

La part que prennent les os malaires à la fois à l’élargissement de la face à ce niveau et à son aplatissement coïncidant cependant avec une saillie des pommettes qui pourrait bien être plus apparente que réelle, est assez difficile à expliquer. Ces os sont relativement petits, grêles et bas dans les races blanches, et au contraire gros, heurtés et hauts dans les races jaunes. Mais les exceptions sont nombreuses, et si l’on mesure de part et d’autre par projection la hauteur du bord orbitaire vers l’angle antéro-inférieur de l’os malaire et la longueur horizontale entre son angle antérieur et son angle postérieur, on est forcé de reconnaître que la clef du problème n’est point là.

En y regardant de près on voit ensuite que la surface très irrégulièrement arrondie de l’os malaire se partage en deux parties, l’une contiguë à l’os maxillaire qui regarde en avant, et l’autre faisant suite à l’arcade zygomatique qui regarde en dehors. L’endroit suivant une ligne verticale où s’opère le changement de direction a évidemment son importance; c’est en se guidant sur elle qu’on dit que les pommettes fuient ou sont proéminentes; mais il y a de nombreux cas contradictoires qui montrent que là n’est pas encore l’explication cherchée : assurément l’apophyse malaire du maxillaire en s’unissant à l’os malaire joue un rôle considérable dans le phénomène de la saillie des pommettes. Le détail de configuration le moins infidèle est en somme l’inclinaison du plan de la surface de l’os, suivant une ligne allant obliquement de l’angle inféro-externe de l’orbite au bord inférieur de l’os malaire à peu près parallèlement à la suture malo-maxillaire. Cette ligne s’abaisse chez les Européens, se relève dans les races jaunes et tient le milieu en général dans les races nègres. C’est ainsi que les Esquimaux présentent un véritable redressement, ou projection en avant, en haut et en dehors, de la moitié antérieure du bord inférieur de l’os, qui permettrait de les reconnaître à coup sûr rien qu’à un fragment de face conservant cette région, si çàetlà ne se rencontrait dans les autres races jaunes parfois la même disposition. En somme la saillie et l’écartement des pommettes dans les races jaunes tient à des causes multiples. Ce que les yeux y constatent sans qu’il soit possible de donner de règle pour le déterminer, c’est que le haut de la face est aplati, affaissé, le bas comme rempli, et que le bord antérieur de l’os malaire est plus avancé par rapport au plan tangent à la racine du nez et à sa base, dans les races jaunes que dans les races noires et blanches.

La projection en avant des pommettes échappe jusqu’à ce jour à tous

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