‹ Éléments d'anthropologie généraleChapitre 805 sur 980 · INDICE FRONTO-ZYGOMATIQUE · texte numérisé non relu

INDICE FRONTO-ZYGOMATIQUE

63 Basques . . . 91.8

I 't7 Parisiens . 90.7

22 Hollandais . 90.7

8 Puiseux (Kymris) . 90.0

5 Corses . 87.1

7 Caverne II. -Mort, P. taillée. 89.9

18 Cav. Beaumes-Chaudes — 87.6

16 Dolmens Lozère, P. polie . 86.9

28 Grotte de Baye, — . 83.5

21 Chinois . 83.9

22 Polynésiens . 83.0

18 Javanais . 83.1

5 Usbecks . 81.9

28 Mongols occident, de Kouldja. 81.1

11 Esquimaux . 75.7

6 Lapons . 88.6

7 Noirs de l’Inde . 86.1

12 Andamans . 87.6

61 Nègres d’Afrique . 84.5

10 Nubiens . 82.4

55 Australiens . 81.3

11 Tasmaniens . 81.0

70 Néo-Calédoniens.... . 77.2

16 Fidjiens . 73.7

C’est la pleine confirmation de mes recherches sur l’angle de Quatrefages que cet indice remplace parfaitement. Si l’on analyse chaque moyenne, on verra que la lutte entre la largeur du crâne et l’écartement des arcades zygomatiques les explique bien encore. Ainsi les hydrocéphales et les enfants, dont la tête est plus grosse parrapport à la face que chez l’adulte sain, ont le plus fort indice. La femme, qui tient le milieu entre l’enfant et l’homme adulte par sa conformation, a toujours l’indice plus fort, quelquefois énormément, que la moyenne de l’homme du même groupe. Les trois séries de Celtes : les Savoyards, les Auvergnats et les Bretons ont l’indice le plus élevé chez l’homme. Les Néo-Calédoniens et les Fidjiens, si dolichocéphales au contraire, ont inversement l’indice le plus faible. Chez les races jaunes, la brachycéphalie l’emporte dans les races de ce genre pour grandir l'indice, tandis que chez Jes Esquimaux, très dolichocéphales, c’est l’écartement bi-zygomatique qui a toute l’influence pour le diminuer. Cet indice, très précieux quoique les deux facteurs se contrarient parfois, est donc à conserver. Toutefois il exige qu’on sépare avec soin les sexes et les sujets au-dessous de vingt ans, c’est-à-dire n’ayant pas la suture basilaire soudée. 11 m’est fréquemment arrivé^ après avoir calculé un indice, de m’étonner de sa discordance avec les autres de la même série, de revenir au crâne et de reconnaître que le sujet était plus jeune qu’il ne m’avait paru, ou de sexe douteux.

Ainsiil résulte à la fois de l’angle de Quatrefageset de mon indice frontozygomatique que les Esquimaux et les Néo-Calédoniens, auxquels il faut ajouter les Fidjiens, ont la portion supérieure du contour postérieur de la face (tempes comprises) la plus pyramidale ou ogivale, pour me servir de l’expression de Prichard, et que les Celtes (1) en sont les antipodes.

(1) D’autres mensurations des Slaves allemands, russes et serbes me permettent en effet d’étendre ce fait à tous les Celto-Slaves, C’est un de leurs caractères les plus remarquables.

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